dimanche 24 août 2014

Les clochers de l'église de Bretonnières

Les clochers de l’église de Bretonnières
L’église de Bretonnières est bien connue et bien visible grâce à son clocher-bulbe baroque, peu fréquent dans notre région.
Certes, elle souffre un peu de la concurrence de celle de Romainmôtier, mais elle mérite le détour.




En 1914 Eugène Mottaz lui consacre les lignes suivantes dans son dictionnaire historique vaudois (DHV 1914):
« L’église de Bretonnières est un édifice intéressant au point de vue archéologique. Elle date de la fin du XI e ou du commencement du XII e siècle.
Incendiée à une date inconnue, elle fut restaurée et agrandie à l’époque gothique et enfin réparée et surtout badigeonnée en 1742. Cette église a été l’objet de fouilles et, il y a quelques années d’une restauration artistique terminée en février 1907. On a découvert le mur en demi-cercle du chœur primitif agrandi au XVe siècle. Au fond est une fenêtre remarquable et très bien conservée à deux lancettes tribolées ; une autre est dans la paroi sud.
La nef romane est entourée à l’intérieur de rustiques bancs de pierre comme cela se voit souvent en France dans les églises de la même époque.
C’est de 1742 que datent les deux grandes baies de la paroi sud, de même que le porche.
A l’origine le clocher n’était qu’une surévaluation du mur de la façade comme celui de Curtilles.


Dessin de l’église de Curtilles par F. Gillard





L’église de Bretonnières, avant la rénovation de 1906-1907, avec son ancien clocher


La tour fut complétée en 1742 et surmontée d’un clocheton.
La table de communion est l’ancien maître autel. La chaire polygonale est de 1632.
Une cloche est de 1624. »

Ric Berger nous a laissé quelques croquis intéressants de cette église.


Croquis corrigé de Ric Berger de l’église de Bretonnières


Détails dessinés par Ric Berger

L’inauguration de la restauration de février 1907 dans la presse

Revue 12.02.1907


Note :
Selon cet article, la cloche Espérance suspendue dans le  nouveau clocheton serait de 1906 et non de 1624 comme dessinée par Ric Berger.
Et en effet avec de bonnes jumelles on peut lire son nom « Espérance »
L’ancienne cloche de 1624 est sans suspendue dans le nouveau clocher.


Le clocher-bulbe de 1906


Le clocheton qui a remplacé l’ancien clocher

Concernant l'origine des cloches  de l'église de Bretonnières le site 

http://quasimodosonneurdecloches.ch/cloches-bretonnieres-ch-vd-eglise-reformee/

donne d'intéressantes précisions et vous permet de les écouter quelques minutes :

- La grande cloche dans le clocher à bulbe (note mi bémol, octave 4) a été coulée en 1624 par Abraham Zender de Berne (source : Matthias Walter, expert-campanologue à Berne, président de la Guilde des Carillonneurs et Campanologues de Suisse). Abraham Zender a réalisé - en collaboration avec Peter Füssli de Zurich - le grand bourdon de la cathédrale de Berne, la plus lourde cloche de Suisse (année 1611, note mi2, poids environ 10 tonnes). Zender a aussi coulé le bourdon de Vevey (note si bémol 2, année 1603).
- La petite cloche dans le clocher-mur (note sol, octave 4) a été coulée en 1906 par Georges et Francisque Paccard à Annecy-le-Vieux (la signature est visible avec un bon appareil photo sur le verso de la cloche, au-dessous de son nom "Espérance"). La fonderie Paccard existe depuis 1796 et ses activités familiales se poursuivent aujourd'hui encore dans des locaux neufs à Sévrier au bord du lac d'Annecy. C'est l'une des trois dernières fonderies de cloches monumentales actives en France. http://www.paccard.com/




lundi 23 juin 2014

Un lac sur le Mont d'Or !

Un lac sur le Mont d’Or !

Vous connaissez sans doute cette chaîne rocheuse qui domine la route de Vallorbe à Jougne du haut de ses 1481 mètres.


Du haut du Mont d'Or, en face, les Echampés et à droite Ballaigues avec l’autoroute


Sur la gauche la piste de la Piquemiette


Quand j’étais encore jeune nous y menions le jeune bétail du syndicat d’Arnex, qui durant l’été grignotait l’herbe de la Grangette ou de la Barthelette.


Extrait du PV du syndicat agricole de 1949 concernant les pâturages pour l’estivage du jeune bétail

Quelques hivers, j’y suis aussi allé parcourir à ski les pistes de la Piquemiette et du Gros Morond.

En été aussi, on peut grimper depuis les Tavins jusque vers Pralioux-Dessus, puis la cabane du CAS et longer toute la crête du Mont d’Or.


La borne 67 à la frontière franco-suisse


Le sentier longeant la crête du Mont d’Or

En se demandant parfois pourquoi avoir fait toute cette marche, en apercevant un parking à 50 mètres du sommet !!!

Je croyais donc connaitre assez bien cette région. Mais il y a quelques jours, c’était au début juin 2014, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un lac bien installé au sud du gros Morond !

Il m’a fallu faire quelques recherches pour connaître son histoire et son utilité.



Le lac du Morond, a été créé en 2013 pour disposer de suffisamment de neige durant l’hiver


Métabief et sa neige de culture !
En Suisse on l’appelle neige artificielle, nos voisins français préfère utiliser le terme de « neige de culture ».
Ce qui doit sans doute, soulever moins d’oppositions de la part des milieux de protection de l’environnement !
Et si vous souhaitez tout connaître de ce grand projet, un clic sur le site suivant :


Vous pouvez ensuite télécharger le document récapitulatif sur la page du 19 septembre 2013:


Un gros projet réalisé durant l’été 2013 pour assurer la pratique du ski sur le massif du Mont d’Or.

* Un budget de 6'209’900 d’Euros
* Une retenue d’eau de 103’000 m3 et d’une surface de 2 ha.
* L’eau de la Jougnena est prélevée en dessous des Tavins, puis est pompée jusqu’au lac en passant par la Grange des Pauvres, puis le long de la piste de Tropézy.

Note : une petite partie de l’eau transformée en neige sur le versant nord du Mont d’Or s’en ira à la fonte des neiges vers le Doubs, puis la Saône et le Rhône vers la Méditerranée ; alors qu’elle aurait dû partir via l’Orbe, la Thièle l’Aar et le Rhin jusque vers la mer du Nord.

Durant l’hiver toute cette eau permettra d’assurer l’enneigement de 10 km de piste, avec une centaine de canons enneigeurs, soit le 20% de ce domaine skiable.
Un apport de 70 cm de neige de culture produits en 3 campagnes durant l’hiver.

Rappelons qu’il faut  1 m3 d’eau pour produire 2 m3 de neige et que la température de l’air doit se situer en dessous de -2° C.



C’était avant le lac de 2013…

jeudi 12 juin 2014

La route Arnex-Orbe et Arnex-Bavois au cours des ans

La route Orbe-Arnex se refait une beauté en été 2014





Route d’Orbe barrée durant les travaux

Une route en rénovation, comme  d'autres ?




Les travaux  au 11 juin 2014

Non, une route pas tout à fait comme les autres, car au cours des siècles son tracé fut parfois âprement discuté.

En 1554, déjà, le tracé exact se discute !
En 1554, on procède au bornage des chemins de la Maïorie d’Arnex.


Début du transon de 1554 décrivant le bornage des chemins d’Arnex
Une fois le travail terminé, il est mis à l’enquête de la façon suivante :
Toutes lesquelles bornes, ainsi qu ici devant est déclaré par les six borneurs devant nommés à ce commis, trouvées vieilles et aussi de nouveau plantées, le dimanche dixième jour du mois de juin en l’an mille cinq cent cinquante-quatre par le commandement du prédit noble Abel Mayor, Châtelain de Romainmôtier ; honnête Claude Chambretaz, officier du dit Romainmôtier a crié et publié à haute et intelligible voix, sus le cimetière d’Arnex [qui bordait encore l’église] au sortir du sermon devant l’assemblée.
Toute demande de modification devant se faire dans un délai de six semaines, ensuite elles seront validées à perpétuité.
Accepté par le puissant Noble Seigneur Bénédict de Diesbach, bailli de Romainmôtier, rédigé par moi Thomasset Claude, notaire juré d’Agiez, résidant à Arnex.

Cette opération permet à certains habitants de demander ― et d’obtenir ― la modification du chemin vers Orbe. En effet, s’il est maintes fois rappelé dans le document que le vrai et unique chemin pour aller à Orbe passe sous Montevray, continue par Saugette et rejoint le territoire d’Orbe, les gens ont déjà pris l’habitude de monter directement par les Buclars depuis les prés du Posat. Ils font donc recours et le noble et puissant Bailli Bénédict de Diesbach finit par autoriser le bornage du nouveau tracé, après avoir ouï plusieurs doléances pour les dommages que se faisaient par plusieurs chemins et sentiers par les passants tirant contre Orbe…
Ainsi, deux ans plus tard, soit en février 1556, la nouvelle variante des Buclars est tracée et bornée.
Notons qu’à cette époque, cette petite colline n’est pas encore entièrement défrichée et qu’il y reste quelques buissons de genévriers.


Bien plus tard, les discussions au niveau cantonal
Au XIXème et au début du XXème siècle, les autorités vaudoises ont dû préciser le tracé des routes cantonales et en créer de nouvelles pour améliorer les communications.
Ainsi vers 1820 le tracé devant relier la Sarraz à Orbe suscita moult discussions.
Certains, dont le village Orny, préconisaient un tracé par la plaine, suivant ainsi une ancienne voie romaine, l’étraz.
En 2014, une borne milliaire dressée le long de ce tracé a été mise au jour par Pierre Monnier près du Pré-Girard


Borne milliaire du tracé reliant Orny à Orbe

D’autres, jugeant trop difficile de traverser tous ces marais, préconisaient le tracé par Arnex.

Par contre, comme le cite le document  IVS VD 12.5 en page 4, les défenseurs de l’étraz considèrent le tracé du haut de manière moins positive : « de quelques manière qu’on s’y prenne le tracé supérieur présentera toujours une pente et une contre pente choquante pour les voyageurs qui ne trouveront au point culminant qu’un hameau tel qu’Arnex…,et qui s’étonneront que dans notre siècle des lumières on ait exécuté tant d’ouvrage et fait une route si disgracieuse dans l’intérêt local d’un seul petit village… »

En 1864 les habitants d’Orny reviennent à la charge, La Gazette de Lausanne du 23 mai 1864 relate les débats du Grand Conseil du 17 mai 1864 :
Des pétitions d’Orny demandent que la route d’Orny aux Granges d’Orbe soit maintenue à la seconde classe où le débat préliminaire l’avait placée.
M. Blanchenay au nom de la commission s’oppose à cette demande de route au bas de la colline.
Avant 1830 elle avait été l’objet d’un long débat entre MM. Potterat et Milliet qui voulaient que la route de première classe de Cossonay à Yverdon passât par Orny et les Granges d’Orbe, et M. le lieutenant baillival Carrard (qu’on appelait alors l’ermite de St. Eloi) qui voulait le tracé du haut de la colline. Ce fut l’ermite de St. Eloi qui l’emportait et l’un des principaux arguments qu’il donnait en faveur de la route du haut  c’est qu’étant tout en collines elle serait excellente pour les chevaux de poste, qui se refont les muscles par ces alternatives de montées et de descentes et que cet exercice contribuerait à leur amélioration.


Excusez cet épisode, Messieurs, mais il explique mon vote du premier débat ; j’étais dans le temps partisan  du tracé d’en bas et quand M. Briatte a proposé de classer cette route, j’ai eu pour elle un moment de sympathie ; mais je me suis mieux informé, je sais qu’elle est dans un état déplorable, qu’elle n’est viable que pendant les moissons, parce que les gens d’Arnex la couvrent de planches. 


 La route Orbe –Orny par le Vy de l’Etraz
Cette route qui a sa raison d’être se fera finalement, mais bien plus tard, vers 1945-1947, en relation avec le syndicat d’amélioration foncière de la partie supérieure de Plaine de l’Orbe

Article du 5 février 1942



Article du 9 septembre 1946



Article du 16 juillet 1945


Inaugurations des travaux d’améliorations foncières en juillet 1947


Article de la Revue du 11 juillet 1947





Fontaine et plaque commémorative le long de la route Arnex-Bavois


Les ponts sur le Nozon de la route de Bavois
En été 2018, le petit pont qui franchit le Nozon a été entièrement refait.




Eté 2018, un nouveau pont sur le Nozon.
Quant à l’autre pont, sur le petit canal, il avait déjà été remplacé en 2015.


Après quelques mois de travaux, au début septembre 2018 la voie en direction de Bavois est libre.




Et voici ce pont tout neuf !

lundi 19 mai 2014

L'église de Bofflens fête ses 100 ans en 2014


Les cent ans de l’église de Bofflens en 2014

Logo de la fête réalisé par Maria Labuena



Bofflens avant la construction de l’église



Bofflens avec l’église de 1914

Le petit village de Bofflens est célèbre pour les nombreuses  découvertes  archéologiques du Crêt de Romanel et du Crêt de Riondan.


Plaque-boucle de ceinture du VIème siècle trouvée entre Bofflens, Croy et Arnex
Un extrait du dictionnaire historique du canton de Vaud d’Eugène Mottaz (1914) concernant Bofflens nous dit que :
Le village, dans sa position actuelle, est aussi très ancien, il dépendait du monastère de Romainmôtier dès le Xème siècle. En 1004.Odilon, abbé de Cluny donnait au nommé Enguizon, des terres à Bofflens. Il parait cependant qu’à cette époque-là, le monastère ne possédait qu’une partie du village, qui comme Agiez et Arnex faisait partie du domaine royal d’Orbe. Le roi Rodolphe donna en 1011, six maisons de ce village au monastère de Romainmôtier. Dès cette date Bofflens parait avoir appartenu complètement à cette maison religieuse.
En 1529, Bofflens comptait 12 feux.
Ce village faisait autrefois partie de la paroisse de Romainmôtier ; il est rattaché aujourd’hui à celle d’Agiez.

Quelques anciens plans du village :


Le village de Bofflens en 1813


Le village de Bofflens en 1870


Le village de Bofflens en 1920 avec son église


Bofflens vers 2012




Croquis de Ric Berger

La réorganisation ecclésiastique de 1910
Au 1er juin 1910, le village de Bofflens quitte la paroisse de Romainmôtier pour être rattaché à la paroisse d’Agiez-Arnex. Un changement de paroisse qui avait reçu l’accord unanime de la Municipalité.
Deux conseillers de paroisse de Bofflens sont élus, MM. Emile Besson et François Charles syndic.
Il est décidé d’organiser deux cultes par mois à Bofflens. Mais la demande de la Municipalité de Bofflens de donner les leçons de catéchisme à Bofflens si les catéchumènes de cette localité sont plus nombreux que ceux d’Agiez est rejetée par le Conseil de paroisse !

La nouvelle église de 1914
Trois ans après cette réorganisation quelques personnalités de Bofflens dont le syndic François Charles (1857-1926) et l’instituteur Guignard projettent la construction d’un temple au village et se mettent au rapidement travail.
Pour plus de détails sur François Charles, voir la notice en fin de cet article

Un article tiré de la Fal du 29.07.1913 




Fal du 25.09.1913




Tribune du 24.09.1913   et Gazette de Lausanne du 25.09.1913
Pour un temple à Bofflens
On nous écrit de Bofflens :
Pour remplacer notre vieille chapelle, qui devra être utilisée comme salle d'école, il a été décidé, au mois de décembre dernier, la construction d'un temple dans notre village.
Un comité d'initiative a été formé pour réunir les fonds nécessaires et dans ce but a organisé une tombola. De leur côté, les dames et demoiselles rivalisent de zèle et se sont mises à l'œuvre pour confectionner une foule de choses utiles, et même les enfants, dans leurs travaux manuels, exécutent de nombreux et jolis objets qui seront vendus au profit de l'église ou donnés comme lots. Dans une récente assemblée, il a été décidé de retarder de quelques mois le tirage de la tombola, qui devait avoir lieu cet automne, afin de vendre, si possible, le solde des billets, et d'organiser à la place, pour le dimanche 12 octobre, dès 1 heure de l'après-midi, une grande vente où seront exposés tous les objets qui ont été faits et reçus jusqu'à ce jour. Nous adressons un appel à toutes les personnes de bonne volonté qui voudraient nous aider dans cette tâche et recevrons avec reconnaissance tous les dons qui pourraient nous parvenir. A cette occasion, nous profitons d'adresser un chaleureux merci à tous ceux qui, de près et de loin, nous ont déjà fait parvenir leur obole. Les amis de la localité pourront profiter de ce jour pour lui rendre visite. Ils trouveront des jeux divers pour les divertir, un buffet bien garni, et, pour l'agrément de tous, l'orchestre de Romainmôtier qui jouera ses plus beaux morceaux.

La vente du 12 octobre 1913






Intérieur de l’église lors de sa construction



Histoire et inauguration du 13 décembre 1914
Extrait des PV du Conseil de paroisse  du 9 avril 1915 :
 Rapport sur la marche de la paroisse en 1914
…Il est bon que chaque village apprécie et utilise son temple et lui reste fidèlement attaché. Nos sanctuaires doivent être au milieu de nos préoccupations de la vie, une force bienfaisante, non seulement un asile, un refuge, mais un point d’appui.
On ne saurait trop apprécier les efforts qui ont été faits et seront encore à faire pour les rendre aimables et capable d’user de leur influence.
Arnex a compris cette nécessité en créant, grâce à l’heureuse initiative de la Société de couture un fond de restauration ; ses ressources sont encore petites, mais elles grossiront nous en sommes sûrs quand les justes préoccupations de l’heure actuelle nous permettront de nous occuper davantage de nous-mêmes.
Bofflens a senti cette grande valeur qu’a pour une localité un temple attrayant propre à faciliter l’éclosion d’impulsions religieuses et a fait un très remarquable effort pour le posséder.
Sur l’initiative de quelques paroissiens et sous la direction  plus spéciale de MM. Charles, conseiller de paroisse et Guignard instituteur qui ont mis tout leur dévouement à assurer l’un la bonne marche financière de l’entreprise, l’autre son organisation matérielle.
La construction d’un édifice fut décidée au printemps 1913. Des dames travaillaient courageusement à la préparation d’une vente, elles y sacrifièrent tous leurs loisirs et pendant l’été malgré la fatigue des travaux des champs, elles purent faire en automne leur vente qui eut un très grand succès.
Pendant ce temps s’organisait une tombola très réussie qui fut tirée au printemps 1914.
Avec ces fonds et l’aide de l’Etat et de l’église vaudoise, la commune fut en mesure de mettre à exécution un fort joli projet de MM. Brugger et Trivelli, architectes à Lausanne.
Tout fut soigné et arrangé de manière à produire un ensemble fini jusque dans les détails.
Bofflens peut être fier de posséder sa grande tour et surtout un lieu de culte simple mais édifiant surtout au cœur un sentiment de calme.
La construction commencée au printemps 1914 devait être terminée pour le mois d’août pour permettre aux deux cloches mises dans la tour de chanter gravement notre fête nationale rendue plus émouvante cette année-là par les circonstances.
L’inauguration prévue pour septembre 1914 n’eut lieu par suite du retard causé par la mobilisation que le 13 décembre passé (soit le 13.12.1914).
Ce fut une fête impressionnante dans sa simplicité.
Un merveilleux soleil d’hiver embellissait notre petite église et réjouissait les cœurs.
Après l’historique de la construction du temple fait par M. Charles, le syndic de Bofflens, M. Clerc remit le temple à M. Albert Monnier président du Conseil de paroisse.
Puis le culte d’inauguration fut célébré par le pasteur qui prit comme texte : »Sur cette pierre je bâtirai mon église ». Après la prédication, le Chœur mixte de Bofflens dirigé par M. Guignard chante de manière à saisir plus d’un cœur, un beau chant d’inauguration.
Ce fut sous cette impression que le Chef du Département de l’Instruction publique et de cultes rappelle à tous l’heure grave où nous vivons et les devoirs qu’elle impose à notre pays et à chacun de nos concitoyens, aux jeunes comme aux plus âgés..
MM Fleury, président de la Commission synodale et Subilia au nom de l’arrondissement terminèrent cette cérémonie par leurs exhortations.
Puisque chaque localité a le privilège d’avoir son lieu de culte, nous espérons que beaucoup, nous voudrions dire tous les paroissiens en seront comprenant la nécessité d’obéir à une règle supérieure pour bien diriger leur  existence ?et de la rechercher dans l’enseignement de la vérité chrétienne.
Les cultes sont d’ailleurs suivis par un auditoire satisfaisant et en général nombreux…

Une aide cantonale
Durant quelques années une partie de la collecte de Pentecôte des églises vaudoises aidera à financer cette construction

Collecte cantonale en faveur du temple de Bofflens




Nécrologie de François Charles en 1926


Ernest Guignard, instituteur, ne survivra pas longtemps après l'inauguration de l'église de 1914. Il décède le 1er février 1916 à 39 ans et sera inhumé le 4 février.


Le décès d'Ernest Guignard annoncé par l'Educateur


Par la suite cette église aura quelques problème, comme l'incendie de Noël 1960






La journée du 28 juin 2014











A la sortie du culte





Durant l’apéro, les participants écoutent les propos du syndic



Christophe le Nédic, syndic du lieu, saluant tous les participants



Et à midi, 115 convives savourent  le repas préparé par les Vaudoises et le rôti à la broche de la Société de tir

Durant l'après-midi la Société de jeunesse avait organisé un rallye à travers le village.