samedi 2 mars 2013

Les Gorges de l'Orbe et ses sentiers


Les sentiers de Gorges de l’Orbe
Vers les années 1920, la Société de développement d’Orbe, consciente de l’intérêt de ces lieux décide d’en faciliter l’accès.
Elle investit des fonds, profite de l’appui de l’armée pour créer des sentiers, des barrières et des passerelles.
Tout une infrastructure  qui nous permet aujourd’hui encore de longer le cours de la rivière sans prendre trop de risques.





Selon Fal du 28.06.1921
YVERDON.  «Accident. » — 
Le 1er lieutenant, Pache, de l’école de recrues de sapeurs, qui, dit «  le Journal d'Yverdon», travaille à la création d’un chemin dans les gorges de l’Orbe, a fait, lundi, une chute suite d'un taux pas. Relevé avec de sérieuses blessures au visage et à la tête, il reçut, les premiers soins à l’usine de Montcherand et, fut transporté ensuite en  automobile à l'infirmerie d'Yverdon.

Selon Fal du 29.06.1921
ORBE. —  Le sentier dans les gorges —
 A la demande de la Société de développement d'Orbe, le colonel Henri Lecomte, commandant de l'école de recrues du génie à Yverdon, a chargé quelques sections de l'école, de construire sur la rive droite de l’Orbe, un sentier qui rend facile l'accès des gorges de l'Orbe jusque sous la grotte  d'Agiez.



Selon Fal du 27.06.1924
Orbe. — Aux gorges de l'Orbe. —
Un comité très actif, présidé par M. Georges Magnin, voyer, est à la tête de la Société de développement d'Orbe et environs, dit le Journal d'Yverdon. Il poursuit depuis plusieurs années, la création d'un réseau de chemins dans les gorges de l'Orbe. Son œuvre est facilitée par l'appui financier de ses six cents membres, ainsi que des sociétés industrielles de la région.
Au mois de mai, fut achevé le chemin en encorbellement dont la dalle de  béton armé est fixée à la grande roche, vis-à-vis de l'usine électrique  de Montcherand. Il permet de pénétrer aisément, de la passerelle de Montcherand dans les gorges.
Les sapeurs de M. le colonel Lecomte ont de nouveau apporté leur précieuse collaboration. En trois jours, une compagnie de recrues a exécuté un travail considérable ; elle a continué — en faisant sauter le rocher — le chemin en amont de la dalle de béton et placé des bancs rustiques en un site charmant.
Le programme du comité prévoit encore l'installation de barrières, de câbles, d'échelles en fer, l'amélioration du sentier en quelques endroits, qui s'exécuteront d'ici peu de temps.


Selon Fal du 7 juin 1929
 ORBE. — Société de développement. — (Corr. part.). —
La Société de Développement d'Orbe et environs vient de tenir son assemblée générale, sous la présidence de M. Georges Magnin, voyer, son dévoué président. C'est le 11 mai 1926 qu'a eu lieu la dernière réunion des membres. A ce moment- là, la Société se trouvait en face d'une dette de plus de 2’000 fr. contractée pour faire face aux dépenses de la construction du trottoir suspendu, à l'entrée des gorges de l'Orbe, en face de l'Usine électrique de Montcherand.
Depuis lors, la situation financière s'est éclaircie ; non seulement l'emprunt a pu être remboursé, mais une réserve de 2’186 fr. 50 constitue aujourd'hui la fortune de la Société.
Divers objets ou projets ont sollicité l'attention du Comité au cours de ces trois dernières années. En premier lieu l'entretien et l'agrandissement du réseau de sentiers dans les gorges ou leurs abords, grâce en particulier à la générosité des Usines de l'Orbe. En 1928, une révision importante et bienvenue du sentier des Gorges a pu se faire ; le sentier a été consciencieusement nettoyé, consolidé, élargi ici et là, préservé de l'eau et de la boue par de petites canalisations ou des empierrements. Une équipe est actuellement encore occupée à ces travaux qui, se répétant d'année en année, finiront par donner un sentier agréable. Ces divers travaux ont été complétés par la création d'un charmant petit chemin dans le bois du Barrage, distinct du chemin à char, plus direct et d'un profil plus régulier. Ces voies d'accès attirent un nombre toujours croissant de visiteurs dans les Gorges de l'Orbe, si pittoresques et parsemées de curiosités naturelles, contribuant ainsi à la prospérité et à la notoriété de notre petite ville. Notons que, jusqu'à maintenant, la Société de Développement n'a pas consacré moins de 40.000 fr. à la création de chemins, pouls, trottoirs, sentiers, etc., permettant la visite de ces belles gorges. La Société a toujours à l'étude le projet dès longtemps caressé, de rendre accessible au public la très intéressante et curieuse" Tour ronde du Château ». Quelques nouveaux bancs ont été installés en divers endroits, près de l'usine P. C. K. et à l'entrée du cimetière. Comme par le passé, le Comité continue à s'occuper de la décoration des trois fontaines et des massifs de la terrasse du Château. 
La jolie publication :"Orbe, notice historique illustrée», éditée en 1920, propriété de In Société, se vend rapidement et il n'en reste que quelques centaines d'exemplaires. Les cours de cuisine organisés pendant l'hiver ont été suivis avec beaucoup d'intérêt. Ils étaient dirigés par M. Desilvestri, chef de cuisine à Ballaigues. Sur proposition d'un membre, la Société étudiera la possibilité d'organiser des cours professionnels à Orbe. L'aménagement des bains du Puisoir avec création d'une piscine, préoccupe également le Comité. Les comptes, présentés par M. Gonseth, sont approuvés par l'assemblée. Sur  proposition d'un membre, le Comité sortant de charge est réélu par acclamation ; soit une nouvelle période de quatre ans. Il est composé de MM. Georges Magnin, voyer, à Orbe, président : Gustave Bernard, syndic d'Orbe, vice-président ; Samuel Poget. professeur à Orbe, secrétaire; Albert Gonseth, contremaître P. C. K., caissier ; Charles Bcsuchct, instituteur à Aglez ; Louis Decollogny, à Orbe ; Jules Cochet, à Orbe, membres.



Mais l'entretien de ce réseau de sentier en ces terrains instables n'est pas chose facile.

Selon Fal du 3.12.1935 : 
Au pied du Jura
Eboulement à Agiez
Les averses diluviennes de dimanche ont provoqué un éboulement dans les gorges de l’Orbe, en face de l'usine à Montcherand. Un amas considérable de terre et de pierres est tombé dans la rivière, obstruant le sentier des gorges et emportant la barrière et les piquets de fer pourtant fixés dans le ciment sur une trentaine de mètres.

Une description de 1936 parue dans la Fal du 18.4.1936

Les Gorges de l'Orbe
C'est un des endroits les plus pittoresques de notre canton ; un des moins connus aussi. Pourquoi ? Peut-être parce que les gorges de l'Orbe étaient autrefois difficilement praticables à qui n'avait pas de solides souliers cloutés aux pieds. Mais, aujourd'hui un agréable sentier court au-dessus de l'eau et des rocs ; il y a des garde-fous aux endroits dangereux  et la balade n’est guère plus périlleuse que sur un chemin de campagne. Partez donc un beau matin pour Orbe, qui ne se trouve, qu'à cinquante minutes de train de Lausanne, Une fois dans la cité des urbigènes, ne manquez pas — si vous en avez le temps — do vous rendre sur la terrasse du château, magnifique belvédère ombragé, du haut duquel vous tenez sous le regard toute la plaine de l'Orbe, du Mormont jusqu'au lac de Neuchâtel. On entre dans les gorges de l'Orbe en passant par le « Puisoir », petit plateau encaissé, sis derrière la ville, terrain de sport des Urbigènes. Puis le chemin monte doucement le long de la rivière, entre des boqueteaux et des prés. en une dizaine de minutes, vous atteignez déjà l'Usine électrique d'Orbe établie au pied de la chute de la rivière. L’eau s'écrase de vingt mètres de haut sur les rochers, s'écoulant d'un fort beau lac artificiel bleu opale, enserré entre le bois et les parois de rochers qui s'élèvent de plus en plus à mesure que l'on monte. Bien que l'on soit à une quinzaine de minutes de la ville d'Orbe, on se croirait la, au bord d'un petit lac de montagne. L'endroit est calme, souvent désert, l'ombre des sapins est douce, il y a des bancs sous les branches et rien d'autre ne vient vous distraire que le charme des lieux, le chant des oiseaux et le bruit de l'eau qui bouillonne dans les rochers en aval. On ne saurait trouver un endroit plus plaisant pour un pique-nique ; et si vous savez nager — car le lac est profond — l'eau bleue est là tentante, à vos pieds... Un peu plus haut, à cinq ou dix minutes de là, le chemin aboutit à une passerelle suspendue au-dessus de l'Orbe et de l'usine électrique de Montcherand. Si vous craignez une promenade trop longue, vous n'avez qu'à la franchir. Le chemin vous conduira au village prénommé ou si vous vous laissez séduire par un sentier ombreux qui revient plus haut en amont vers la fameuse grotte de Montcherand, large et profonde excavation pratiquée sous le roc par la nature, et où habita, peut-être, quelque lointain ancêtre préhistorique. Il y a d'ailleurs en face, de I autre côté de la gorge, une autre grotte, celle d'Agiez. On y parvient en passant par ce dernier village.
 Ce n'est qu'à partir de la passerelle, dont nous avons parlé plus haut, que commencent véritablement les gorges de l'Orbe. La rivière coule alors entre les parois de rochers souvent, abruptes, tournoie entre les blocs ou dans les « tines », cependant que des sapins accrochés sur les replats des parois penchent leur tête par-ci, par-là, au-dessus du roc. Le sentier, que l'on prend à la droite de la rivière, juste à l'entrée de la passerelle, est agrippé lui-même a flanc de pierre, franchit de petits ponts de bois et épouse tous les tournants de la paroi après s'être abaissé vers l'eau. Les lieux sont souvent d'une grandeur saisissante et la nature est, là, sauvage et tourmentée comme dans les gorges de certaines rivières valaisannes. C'est une des plus belles promenades que l'on puisse faire dans notre canton. Une ou deux heures de marche — le temps dépendant de votre fantaisie — vous conduiront jusqu'aux Clées, ce charmant village au célèbre château que l'on aperçoit au fond de la vallée lorsqu'on suit la route Orbe- Ballaigues. Vous pouvez alors regagner Orbe par l'autobus ou, si le cœur et les jambes vous en disent, prendre la route qui conduit à la gare de Croy-Romainmôtier. M, B.


Selon Fal du 14 mai 1948
ORBE. — Société de Développement. — (Corr. part.) —
 Le Comité de la Société de Développement d'Orbe et environs qu'a présidé longuement M. Albert Gonseth, qui fut l'un de ses animateurs les plus dévoués et les plus avertis, vient de se constituer pour une nouvelle période statutaire. Il est composé de MM. Jean-Louis Giroud, président, Paul Meylan, secrétaire, Gustave Combe, caissier; membres : MM. François Nicole, syndic, Fernand Bernard, Marcel Millioud, Oscar Ramuz, Marc Chédel et Robert Martin, à Montcherand, Louis Besuchet, syndic, Agiez. Le programme d'activité a été ensuite esquissé. Il prévoit notamment l'entretien et l'amélioration du vaste réseau des chemins et sentiers des gorges de l'Orbe, but d'excursion toujours plus fréquenté. Le revernissage complet de la passerelle suspendue, à proximité de l'usine électrique de Montcherand, retient également l'attention du Comité. C'est une grosse dépense en perspective qui mettra à forte contribution les finances de la société.


Selon Fal du 15 octobre 1954
Réfection de la passerelle suspendue
La Société de développement d'Orbe et environs que préside M. Jean-Louis Giroud, notaire, se préoccupe actuellement de rafraîchir la passerelle suspendue qui franchit l'Orbe, à proximité de l'usine électrique de Montcherand, et qui donne accès aux profondes et pittoresques gorges de la rivière. Construite il y a près de 40 ans, cette passerelle suspendue a subi les injures du temps. Afin de préserver les parties métalliques plus exposées des effets de la rouille, le comité envisage une réfection.
 Les dépenses pour ce travail sont de l'ordre de 6’000 francs.


Selon Fal du 15.05.1959
Vallorbe  Chemins pour piétons — (C. p.) —
La construction du barrage du Day ayant bouleversé l'entrée des gorges de l'Orbe, direction Les Clées - Orbe, un nouveau sentier, partant de la rive gauche, a été construit et soigneusement balisé par les soins du Tourisme pédestre.
Ce printemps, également, ont été placés des indicateurs pour le Suchet, la Dent-de Vaulion- Romainmôtier-Croy, avec possibilité de joindre le chemin du Suchet par Les Clées- Lignerolle


Nous reviendrons plus tard sur les gros dégâts de Lothar ayant mis à mal tout le secteur et sur l'importante amélioration du tronçon  "Grottes de Montcherand-Les Clées".




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