jeudi 29 décembre 2011

Cartes postales : Grand' rue d'Arnex

Cette Grand'rue  s'appelle aujourd'hui la rue du Vignoble.

 Au début du XXème siècle, elle a inspiré de nombreux créateurs de cartes postales, avec le clocher en arrière-fond.




Au début du 20ème siècle, pas encore d'électricité, mais déjà des réverbères.
Quant à l'eau potable, elle n'arrivera dans les maisons qu'en 1907.
Pour se ravitailler, il fallait donc encore puiser l'eau aux fontaines publiques.





Non, ce n'est pas une manifestation de protestation contre le trafic qui perturbe la principale rue du village...
Juste un joli tableau composé par le photographe vers 1910 .



Cette carte est intéressante, elle montre bien la ferme située derrière les deux hommes qui  deviendra plus tard l'atelier du charron Henri Bovet, et le magasin de la Coop.

Le bâtiment suivant sur la droite, avec les escaliers abritait le four communal avant son rachat par Monnier Georges en 1924.



Une carte de Célina Monnier avec une jolie poussette





Sur cette dernière photo, on peut distinguer le magasin de la Société coopérative de consommation ouvert dès 1925 et fermé en 1975.
La fontaine possède encore son petit toit et la rue n'est pas encore goudronnée !
Pour cela il faudra attendre 1935 !
Cette carte doit donc dater des années 1930.

lundi 26 décembre 2011

Cartes postales : le bas du village

Démarrage d'une nouvelle série de messages en cette fin d'année 2011.
Avec une rétrospective des anciennes cartes postales de la localité.

Ces cartes dont le style évolue au cours des ans montrent les anciennes maisons, les rues avec du gravier, l'arrivée de l'électricité et bien d'autres détails à découvrir.
Quelques cartes sont de vrais tableaux, avec des personnages qui ne sont pas là par hasard, mais bien mis en place par le photographe !

Commençons par le bas du village





Avec ses nombreux tas de fumier et ses chars à échelle, cette carte est sans doute plus ancienne que la précédente.
En effet on n'y distingue pas encore de poteaux électriques, mais juste un lampadaire  fixé  contre l'épicerie de gauche.
Rappel concenant l'éclairage des rues du village, les lampadaires à pétrole ont été posés en 1879 et l'électricité arrivera en 1903.
Notons aussi que sur cette photo, il manque une maison devant le mur de la maison possédée jusqu'en 2011 par Georges Monnier-Bonzon.


Photo de famille autour du char à fumier



Devant la maison de Mina Lavanchy-Gauthey

Cette photo, avec onze personnes, n'est pas une carte postale, mais elle fait partie de ce quartier du bas du village


vendredi 16 décembre 2011

15 décembre 2011 Séance du Conseil général

Les petites communes vaudoises ont la chance de fonctionner avec des Conseils généraux.
Une autorité dont peuvent faire partie tous les électeurs et électrices suisses ou étrangers après avoir prêté serment.

Ce jeudi soir 15 décembre, une quarantaines de membres étaient présents pour participer à la gestion du ménage communal.
Le nombre de municipaux ayant passé de 7 à 5, leur traitement  annuel est fixé sans discussion à fr. 4'000.- par an, quant au syndic, il touchera fr.6'000.-
L'heure de commune passant aussi de 25.- à 30.- fr

Puis il s'agissait d'accepter le budget 2012, ce qui fut fait malgré un déficit prévu de fr.51'000.- sur un total de charges de fr. 2'065'273.-

La discussion concernant la fixation du plafond d'endettement a permis à la Municipalité d'annoncer les investissements prévus jusqu'en 2016.
Quelques millions sont donc prévus ces prochaines années pour les chantiers suivants :

   * Création d'appartements dans l'ancien battoir.

L'ancien battoir qui va bientôt abriter de nouveaux appartements

   * Rénovation de l'approvisionnement en eau, réservoir et conduites
   * Améliorations des routes communales
   * Travaux d'entretien du collège
   * Aménagement de la place      et j'en oublie..

Il a aussi fallu remplacer le président du Conseil qui a quitté la localité.
Ce sera donc Jean-Luc Porchet qui reprendra la succession de Christian Baur dès 2012.

Au niveau des communications de la Municipalité, le syndic annonce que le TF a jugé nécessaire une mise à l'enquète publique de la rénovation de la disco. (ä gauche sur la photo ci-dessus !)
Donc affaire à suivre...

mardi 13 décembre 2011

Le site officiel de la commune d'Arnex-sur-Orbe

C'est fait !
Après de longs mois de panne, le site officiel de la commune fonctionne à nouveau grâce aux compétences de M. Paillard !
Fin 2019, il a été mis à jour par la secrétaire communale

N'hésitez pas à y faire un petit tour

http://www.arnex-sur-orbe.ch/



Vue aérienne du village d'Arnex en mai 1997

mardi 6 décembre 2011

Arnex - Mozambique

Dans un précédent article, (voir Émigration et service à l'étranger) j'ai déjà évoqué le départ plusieurs personnes.
Ils avaient  quitté le village pour chercher meilleure fortune vers d'autres continents.

Ils sont partis entre autre vers l'Algérie, l'Argentine ou les États-Unis.

Plus récemment, c'était encore  au XXème siècle, la famille de Louis François Monnier a passé douze ans au Mozambique au service du Département missionnaire.

Une aventure qui méritait d'être mieux connue, chose faite..


Deux billets simple course, ce récit qui vient de paraître pourra vous intéresser



Louis-François à son stand de dédicace du marché de Noël

vendredi 18 novembre 2011

Les porcheries de Bulande

Dans l'article précédent consacré aux fromageries, nous avons mentionné la construction de la première porcherie en 1926 en Bulande par la société de fromagerie .
Par la suite, cette porcherie sera complétée par d’autres bâtiments et habitations, construites au cours des ans par les différents fromagers.

Les anciennes porcheries de Bulande


Cette importante concentration de porcs va toutefois poser rapidement de gros problèmes à cause de l’évacuation du purin. Au début, celui-ci était régulièrement misé par les agriculteurs, rapportant même quelques centaines de francs à la société. Mais, par la suite, sa reprise a dû être imposée aux producteurs.
En 1963, la Société construit un nouveau creux à purin au bout du Champ du Pommier et, quelques années plus tard, un autre creux est aménagé juste en face, de l’autre côté du chemin.
Finalement, en 1968, la société de fromagerie vend sa porcherie à Franz Luginbühl pour la somme de 55'000 fr., soit guère plus que le coût du nouveau creux.
Malgré l’augmentation du volume de purin stocké, le problème n’est pas résolu et les excédents sont souvent déversés de nuit dans le ruisseau du Moulin Vieux, transformant ce charmant cours d'eau en un véritable cloaque, soulevant l’indignation légitime des amoureux de la nature et provoquant mille dénonciations des garde pêche, dénonciations suivies par les amendes du Préfet.
Après de nombreux changements de propriétaires, la production de porcs prend fin au début des années 1990.
Et lors des travaux d’épuration, les eaux usées de ce quartier seront pompées vers le réseau communal.



Le  23 mars 1994, un incendie détruit complètement la première porcherie construite par la Société de fromagerie. (La plus grande sur la photo précédente).
L’incendie de mars 1994


Ce sinistre aboutit va permettre une nouvelle affectation pour ce quartier.
La zone, devenue zone artisanale, abrite désormais des activités moins polluantes qu’autrefois : génie civil et ferblanterie.

En 2006, la Commune s’y installe aussi, achetant à M. Andreas Kucholl une des anciennes porcheries construites par Ernest Bühlmann, pour y  loger le matériel d’entretien de l’employé communal. Soit la parcelle 1132 avec 2'372 m 2

Puis en juin 2014 ce bâtiment est revendu à l’entreprise La Toiture, trop à l’étroit dans une partie du bâtiment voisin.

En février 2016 cette ancienne porcherie est démolie et une nouvelle construction peut commencer


Après démolition, la construction d’une nouvelle peut débuter
 
Mais il reste encore quelques anciennes porcheries servant de dépôt.



                                              Anciens bâtiments servant de dépôt.


Les fromageries d'Arnex

Les premières mentions d'une fromagerie et le bâtiment de 1812
Les coûts de la construction d’une fromagerie en Pré Macherex, soit juste en face de l’habitation actuelle de Jean-Daniel Gozel, figurent dans les comptes communaux de 1812.
Pour établir ce nouveau bâtiment, la commune achète trois petits jardins appartenant à Etienne Tachet, David Baudat et aux hoirs de Louis Baudat.
Dans son commentaire sur ces comptes de 1812, le juge de paix Perreaud pose quelques questions à propos de cet investissement qui a coûté 1'276 fr. à la commune : et cela : sans que l’on voye si ceux qui profitent de cet établissement en payent l’intérêt pour le loyer.

Commentaires du juge de paix à propos des comptes d’Arnex de 1812

Les années suivantes, il estime que le coût de location de 61 fr. ne couvre toujours pas l’intérêt de la somme investie par la commune.
Finalement, une vingtaine d’années plus tard, le bâtiment est vendu à la Société de fromagerie pour 1'182 fr, soit approximativement le coût initial de sa construction.
Dans les plans du cadastre de 1865 (où nous avons relevé les noms des propriétaires actuels), ce bâtiment figure encore comme fromagerie :

Sur les plans de 1865, le numéro 11 est noté : Fromagerie de la Société de fromagerie


Rural, puis habitation en 2012
Cette ancienne fromagerie est devenue rural agricole, avec étable et grange.
Mais en 2011-12, Tristan Bovet, fils de Charles-Henri, petit-fils d'André et arrière petit-fils de Fréderic transforme ce rural pour y faire un appartement à l'étage.


L'ancienne fromagerie de 1812, devenue rural agricole, puis habitation dès 2012

La nouvelle fromagerie
Plus tard, se sentant peut-être un peu à l’étroit, la société achète et transforme la ferme ayant appartenu à Pierre Werren pour y installer la fromagerie actuelle.


Les dates qui figurent sur la fromagerie actuelle

En regardant ces dates avec soin, j’ai découvert que l’inscription « LAITERIE 1893 » a été notée par-dessus le texte « PIERRE VERRE 1857 ».

Ainsi 1857 serait la date de la construction par Pierre Werren et 1893 l’achat par la Société avec la transformation de cette ferme en fromagerie.

Le lait livré à Nestlé
Pendant un certain nombre d’années, le lait, tout ou en partie, est livré à Nestlé, à Orbe. On mentionne encore une famille Monnier, qui a acheté le matériel nécessaire à transporter le lait vers Orbe.
Nous n’avons pas retrouvé de documents décrivant ces ventes. Elles ont sans doute cessé à l’époque de la construction de la nouvelle fromagerie.

Les transformations de 1926 et la construction de la porcherie de Bulande
Le livre des comptes de la Société de Fromagerie d’Arnex débutant en 1926 présente tous les coûts des importantes transformations de la fromagerie et ceux de la construction de la porcherie de Bulande.
Un très gros investissement de 126'389 fr. est couvert en grande partie par des emprunts. 26'000 francs proviennent du village et 100’000 francs sont empruntés ailleurs, à un taux de 4%. Nous rappelons que, pour établir cette porcherie imposante, la société a acheté du terrain à la Commune au prix de 7.50 fr. la perche.
Ernest Bühlmann, nouveau fromager, dispose ainsi d’une belle fromagerie et d’une porcherie flambant neuve, les deux installations étant reliées par une conduite pour le petit lait : cette conduite de 360 mètres sera complètement refaite en 1959.
En 1928, la masse du lait coulé se monte à 589'000 kg. En 1934 l’apport des laits d’Essert-Pittet et de Lignerolle (pendant 4 ans) permet d’augmenter le volume transformé.
Au début, la location payée par le fromager est de 10'000 fr. par an, un peu moins par la suite. Dès 1936, elle est fixée à 1,3 ct par kilo de lait livré et 0,3 ct. pour le lait d’Essert-Pittet, puis à 1,5 ct en 1948.
Peu à peu les livraisons de lait augmentent, jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Mais au cours de celle-ci, l’extension des cultures, en conformité avec le plan Wahlen, fait diminuer la production laitière et il faudra attendre 1952 pour retrouver le niveau de 1940. En 1975 on atteint les 930'000 kg, avec ensuite une nouvelle diminution. Il est vrai qu’après l’entrée en vigueur du contingentement laitier, de nombreuses exploitations agricoles abandonnent la production laitière et passent à l’engraissement des bovins.
Fort heureusement, ces dernières années le lait des producteurs de Pompaples, de Bofflens, puis d’Agiez est venu s’ajouter à celui des trois derniers producteurs du village. Ce regroupement permet le maintien de la fabrication de gruyère en été et de vacherins durant l’hiver.

Les fromagers
Avant Ernest Bühlmann, il y a eu M. Demont ; on cite aussi un certain Fiechter, laitier vers 1894 et  Siegenthaler vers 1900.
Au départ d’Ernest Bühlmann en 1952, c’est Franz Luginbühl qui occupe la fonction durant une vingtaine d’années, jusqu’en 1973. En 1974, Edy Neuhaus reprend le flambeau, jusqu’à aujourd’hui.
Notons qu’en décembre 1954, M. Bühlmann a pris l’initiative de créer un fonds des cloches, qui a pu financer l’installation de deux nouvelles cloches à l’église en 1964 ainsi que l’électrification de l’installation. On peut se rapporter au chapitre consacré aux églises d’Arnex. 

Les investissements dans la fromagerie
Au cours de ces dernières années, la société de fromagerie a dû maintenir en état la fromagerie et ses caves. En 1958 est installé un congélateur communal, aux cases louées à des particuliers.
En 1983, d’importantes transformations sont réalisées, des investissements qui nécessitent à nouveau de gros emprunts de la part de la société.
Et en 2011 l'avenir de cette fromagerie est en discussion, modifier construire plus pratique ailleurs la question se posera au départ de la famille Neuhaus.

 
La fromagerie en 2007