mardi 29 décembre 2020

Les 100 ans du collège d'Arnex sur Orbe

 

Le collège d’Arnex, bientôt 100 ans, en octobre 2021

 

C’est en effet le 30 octobre 1921 que ce collège a été inauguré en grande pompe : Conseiller d’Etat, Chef de service, Inspecteurs, pasteur, instituteurs, autorités, architectes et entrepreneurs vont rejoindre toute la population pour fêter cet évènement.

 



 


Mais auparavant, il aura fallu plusieurs années pour se décider à entreprendre ce lourd investissement, définir le projet et l’emplacement le plus judicieux et puis, après un concours, choisir les architectes.


 Le collège d’Arnex construit en 1920-21

 Jusqu’en 1921, les trois classes du village étaient dispersées dans la localité et se situaient :

      Une dans l’ancien collège construit en 1716  


  Une deuxième classe à l’étage au- dessus de l’ancien abattoir



Et la troisième, à côté de l’église au- dessus de l’ancien pressoir

         

  

 

Un nouveau collège demandé depuis longtemps

Dès 1895 déjà, le Département de l’Instruction publique et des cultes demande que l’on répare les classes ou que l’on construise un collège. Le Conseil général y oppose un refus net, par 70 non contre 11 oui en février 1896. En 1906, puis en 1907, le canton adresse de nouvelles requêtes à la commune, qui rétorque qu’elle a déjà bien assez de frais avec la construction du réseau d’eau pour le village !

En septembre 1911, le canton revient à la charge pour demander également une halle de gymnastique. La Municipalité répond qu’elle se fera avec le nouveau collège, dont l’idée émerge peu à peu.

 

Les premières réflexions de 1912 : où faut-il construire ?

En 1912 est nommée une commission d’étude ; elle commence ses travaux avec une réflexion sur le choix de l’emplacement.

Le premier projet envisage d’ériger la nouvelle école sur le terrain occupé par la bergerie, le long de la route de la Gare. Mais quelques citoyens souhaitent un endroit plus au centre. Une proposition est faite à la famille de Lerber, en train de vendre peu à peu son important domaine. Elle veut bien se défaire de tout le pré compris entre l’avenue du Château et la ruelle de la Riaz vers la grange du Dîme à 30 fr. la perche, mais dans son entier. La Municipalité trouve l’offre trop onéreuse. On construira donc comme prévu en Rueyre, sur du terrain communal, proposition adoptée par le Conseil général.

 

Choix d’un architecte pour le collège

Du fait de la rapide notoriété du projet de construire un collège, les architectes se font très rapidement pressants auprès de la Commune. La Municipalité décide alors d’organiser un concours d’architecture, procédure assez rare à l’époque.

Un jury est désigné en 1918 avec Jaques Monnier (1859-1942) syndic, Melley architecte à Lausanne, Bron architecte de l’Etat de Vaud. Le concours est publié, les projets sont à rendre avant le 29 juin 1918.

Parmi les 37 projets présentés, après plusieurs séances 33 projets sont éliminés et quatre sont primés par le jury.

 

Les quatre projets primés

Commençons par la fin avec le 

4ème prix :            L’école au village de MM Schnell et Thévenaz

 



 

 

3ème prix :            4'520 m2 de M. G. Epitaux

 



 

2ème prix :            Chez nous de M. F. Huguenin

 



 

 

1er prix :              Nozon de MM. Gilliard et Godet

 


La Municipalité retient le projet Nozon, dû aux architectes Gilliard et Godel. Une commission de construction composée de la commission des comptes, plus MM. Henri Morel et Alfred Bovet, se met rapidement au travail.

En 1919, le Conseil général accepte le projet devisé à 320'000 fr., malgré les réserves de certains membres qui auraient voulu le simplifier en supprimant le chauffage central, jugé comme un luxe inutile.

Finalement la crainte de perdre une partie des subsides cantonaux fait admettre le projet tel que proposé par les architectes.

Cependant, par économie ou pour d’autres raisons le projet retenu sera modifié.

Le clocheton et le préau couvert ne seront pas réalisés. Quant à la salle de gymnastique il faudra attendre 1989 pour qu’elle trouve place à côté du collège !

 

Les travaux et la fièvre aphteuse…

Un compte courant de construction de 250'000 fr. est ouvert à la Banque cantonale vaudoise. Arrive ensuite en 1919 la phase de mise en soumission des travaux. Sans entrer dans les détails, relevons que la maçonnerie est l’œuvre de Bollini de Baulmes et que la charpente est attribuée à M. Addor d’Orbe. La suite des travaux est adjugée en 1920 : appareillage, sanitaires, gypserie, menuiserie, carrelages et parquets, lampes et compteurs.

Le 13 août 1920, un évènement imprévu vient perturber les travaux de construction : ce jour là, un cas de fièvre aphteuse est découvert dans une écurie du bas du village. La mise sous séquestre qui s’ensuit de la localité va freiner le bon déroulement des travaux du collège et les maîtres d’état annoncent qu’ils ne pourront pas tenir les délais fixés.

Mais les problèmes de fièvre aphteuse n’intimident guère certains membres de la jeunesse : durant la nuit du 19 au 20 septembre 1920 ils vont cacher la chaudière mise en place dans le village pour procéder aux opérations de désinfection. Comme ils sont devenus d’honorables citoyens, on peut les citer : il s’agissait d’Arnold Lavenex, Frédéric Bovet de Louis, Henri Morel fils, Paul Devenoge, François Gauthey, Charles Bovet de Samuel et Constant Gauthey. Ils écopent d’une amende de 2 fr. plus 60 ct de frais...

Revenons à la construction du collège : le 24 octobre le Conseil général admet un emprunt de 200’000 fr., mais le choix du notaire chargé de la transaction fait éclater un petit incident communal. Pour réaliser cet emprunt, il faut choisir entre MM. Pittet et Richard, tous deux notaires à Orbe, mais sans doute pas du même parti ! C’est finalement l0ffree du notaire Pittet à 5 3/4 % qui emporte l’affaire par 24 voix contre 17 à Richard.

Durant la vive discussion qui précède le vote et pour donner suite à une observation de Georges Monnier, municipal, le syndic Jaques Monnier se lève, donne sa démission et s’en va, laissant les membres du Conseil complètement abasourdis...

En fin de compte, il consent à garder sa fonction jusqu’au 1er décembre 1921. Il a été élu en 1902.

 

Inauguration et coût final du collège

Le collège est inauguré en grande pompe le lundi 31 octobre 1921, en présence du Chef du Département de l’instruction publique.

Vont se succéder, visite des lieux, discours, collations, repas à la Couronne pour les invités et verrée au battoir !

 

Date de l’inauguration au plafond du collège

 

L’inauguration du 31 octobre 1921

Arrivée à 14 h en gare d’Arnex de M. Dubuis, chef du Département de l’Instruction publique, de son chef de service et de l’Inspecteur scolaire.

Au collège, ils rejoignent les entrepreneurs qui ont réalisé ce magnifique bâtiment.

Immédiatement a lieu la visite durant laquelle le Conseiller d’Etat peut féliciter les architectes pour la façon distinguée avec laquelle ils ont dressé les plans et conduit les travaux.

A 15 h grande réunion dans la salle du sous-sol avec environ 200 personnes. C’est le moment des discours et des chants.

Le syndic Jacques Monnier remet les clés aux soins de la Commission scolaire et remercie le Département pour les subsides accordés.

Quant au Conseiller d’Etat, il remercie les autorités et la population en général pour avoir courageusement entrepris cette construction sans reculer devant des dépenses considérables pour doter le village d’un si bel édifice scolaire. Il adresse des paroles d’encouragement au personnel enseignants et fait de solides recommandations aux élèves afin que dans ce nouveau collège, ils développent non seulement leur intelligence mais aussi leur cœur et leur éducation physique et morale.

A 16 h30 la cérémonie se termine par le cantique suisse et par une savoureuse collation préparée par les dames et demoiselles du village.

A 17 h 30 les convives se retrouvent au café de la Couronne pour savourer un menu abondant, excellent et très bien servi. Avec encore quelques discours du pasteur, des architectes et des entrepreneurs !

A 19 h le départ du train disperse les assistants, mais dans la soirée, collation de vin au battoir. Réunion joyeuse qui se prolongera dit-on, assez tard !

 

Coût final du collège

Le coût final se monte à 326'627 fr., soit un montant assez proche du devis. Quant au subside cantonal de 97'980 fr., il sera versé en cinq acomptes annuels ; une telle durée fait réagir la Municipalité, qui espérait recevoir la totalité en un seul versement.

Pour donner un ordre de grandeur notons qu’au budget communal de la commune 1921 il y avait 183’780 fr aux dépenses et 115'920 fr aux recettes.

En 1924, la vente d’une partie du marais de la plaine de l’Orbe à la SGG de Chiètres rapporte 70'470 fr., et permet ainsi de diminuer la dette du collège.

 

Dessin du collège réalisé par les architectes

(Carte vendue au profit du fonds de rénovation du temple de 1922)

 

Les anciennes salles d’école

Le Conseil général ayant accepté la vente de l’ancien collège du bas du village, Alexis Monnier propose en 1921 4'200 fr., ce qui est jugé insuffisant. L’étage du haut est alors loué en 1922 par Louis Devenoge, cordonnier, pour 25 fr. par mois ; il peut y loger sa nombreuse famille avant son départ à Rolle.

Finalement, en 1954, Robert Devenoge achète ce bâtiment pour 3'000 fr. Plus tard, son fils Henri fait un échange avec Charles Monnier qui le transforme complètement pour y créer des appartements.

En 1922, le bâtiment de Jolivat, c'est-à-dire l’ancien pressoir vers l’église sur lequel était aménagée une classe, est vendu aux frères Arnold et Félix Lavenex pour 8‘500 fr.

Quant à la classe située au-dessus de l’abattoir, la commune l’a transformé en appartement.

 

Le collège au fil des années

Depuis 1921 le collège a fort bien traversé les années.

Il a accueilli trois classes au début de son existence, puis deux durant quelques années, à cause du regroupement scolaire et du déplacement des classes à options vers Orbe, ensuite de nouveau trois, et enfin quatre classes, son effectif actuel. Celles-ci peuvent bénéficier de la salle de gymnastique demandée en 1911 et réalisée en 1989 avec la grande salle polyvalente.

Au sous-sol du collège se sont succédé les séances du Conseil général, les soirées et lotos des sociétés et, de 1948 à 1958, les séances de cinéma organisées par le régent Jean-Pierre Vonnez.

En 1954 l’ancienne haie qui sépare le préau de la route de la Gare est remplacée par le mur actuel ; le préau est goudronné en 1956.

En 1967 la chaudière à charbon est remplacée par un chauffage au mazout. En 1977 le sous-sol est modifié pour agrandir la salle.

L’ancienne bibliothèque, plus guère utilisée, a laissé sa place en 1988 à une grande pièce abritant les séances de Municipalité, les bureaux du Greffe municipal, du Contrôle des habitants et de la boursière.

Et, durant de nombreuses années, le collège a hébergé le local de la Caisse de Crédit mutuel avant qu’elle ne parte vers Orbe le 22 décembre 1998.

 

Dernière rénovation

Le collège a subi une profonde rénovation en l’an 2000. Une rénovation qui lui redonne son air pimpant de jadis, mais dont le coût de 450'000 fr. a dépassé celui de sa construction…

Il est vrai qu’en 1921 l’instituteur gagnait 4'000 fr. par an, en étant logé ; le concierge Louis Bovet, pour sa part, touchait 800 fr. par an.

 

Le collège actuel

 

Un projet de cave communale au collège

En 1935, le collège aurait pu jouer un nouveau rôle. En effet, pour lutter contre la mévente des vins, le syndic, suivi par la Municipalité, étudie un projet d’association viticole et de cave communale visant à loger au sous-sol du collège trois cuves à vin d’une contenance totale de 770 hectolitres.

Le Conseil général réserve un accueil mitigé à ce projet. Sans en douter de l’utilité, l’instituteur Martin hésite à faire placer des cuves juste en dessous des classes et craint que le canton ne retire une partie de ses subventions.

Le vote au bulletin secret donne 21 oui et 21 non avec deux abstentions. Le syndic Fréderic Monnier retire alors son projet et, se basant sur une disposition inconnue, indique qu’il aurait fallu au moins trois quarts des voix favorables…

 

mardi 18 août 2020

La double voie ferrée entre Daillens et Vallorbe vers 1906

 

La double voie du chemin de fer entre Daillens et Vallorbe

Le 2 juillet 1870 était inaugurée la ligne Daillens -Vallorbe en présence de autorités communales et cantonales, mais aussi avec deux conseillers fédéraux qui s’était déplacés pour la circonstance.

Ils soulignèrent que ce petit tronçon de ligne n’était en fait que le maillon d’une grande ligne internationale, une chaîne de la future liaison Paris à Milan et vers l’Orient.

Un tronçon de 27 km passant de 451 à 807 m. Avec 5 gares, celle de Bretonnières ne viendra que bien plus tard en 1926.


Journal d’Orbe du 31 mars 1926


Il faudra attendre 1875 pour que la liaison directe Pontarlier-Vallorbe-Lausanne par Jougne devienne réalité et encore mieux avec le percement du tunnel du Mont d’Or de 1910 à 1913.

 

                   Le Château de la Sarraz au-dessus du tunnel avec encore une voie unique


 

Détail de la voie unique

 

 

Actuellement  on peut voir une double voie, électrifiée dès 1923

 

La double voie construite de 1905 à 1908.

Entre Daillens et Vallorbe la double voie fut posée par étapes :

Le 1er mai 1905 de Croy aux Grands-Bois

Le 1er mai 1906 des Grands Bois à Vallorbe

Le 15 août 1906 d’Arnex à Croy

Le 1er août 1908 de la Sarraz à Arnex

Le 11 octobre 1907 de Daillens à la Sarraz

Le 31 octobre 1907 de Daillens à la Sarraz.

 

La pose de cette double voie a été l’occasion de supprimer la plupart des passages à niveau et de les remplacer par de ponts ou des passages sous voie.

Les postes de garde-barrière sont supprimés. Mais les maisonnettes de garde-barrière sont restées en place

 

 


Le pont de Vallebin dont l’avenir est peut-être menacé !

 

Maisonnette de Vallebin avant sa restauration


Et après sa rénovation

Cette extension des voies ferrée a nécessité de nouveaux achats ou des expropriations de terrain, ainsi que la mise à l’enquête des ponts, des tunnels et du quai. La Municipalité a demandé un passage sous voie pour la route de Bofflens et pour le pont de la route Arnex-Pompaples, une pente de 3% au lieu des 5% prévus.


Le pont de la route Arnex-Pompaples et l’ancienne maison du garde-barrière

vendredi 24 avril 2020

Les châteaux de Goumoens-le-Jux


Les châteaux disparus de Goumoens-le-Jux


Découvert un peu par hasard au cours d’une promenade, comme souvent, j’ai eu envie de remonter un peu dans l’histoire de ces lieux.





Goumoens-le-Jux, printemps 2020





  

Voici donc quelques résultats de mes recherches.


1.1° La situation géographique




Goumoens-le-Jux



Que nous dit le dictionnaire historique du canton de Vaud de Mottaz.

Dictionnaire historique du canton de Vaud (en fait repris de Martignier 1862)

Goumoens-le-Jux-Histoire

Dans une des presqu’îles formées par le Talent, on remarque les restes d’un lieu de refuge avec remparts en terre précédés de fossés qui débouchent dans le ravin.

Il y avait jadis une maison forte sur l’emplacement d’une ancienne tour qui existait déjà au XII ème siècle sous le nom de Turris de Théla ou Tour du Talent elle appartenait en 1184 à la noble famille de Goumoens.

La maison forte était déjà démantelée et inhabitée vers le milieu du XVème siècle et les Suisses consumèrent sa ruine en y mettant le feu durant les guerres de Bourgogne (1475).

Au Sud-Est du village, près d’un mamelon on voit encore les restes de fossés et des remparts qui l’environnaient.



Et pour Wikipédia.

Wikipédia     



La fortification préhistorique de Layaz est un site archéologique constitué d'un complexe de fortifications d’une époque indéterminée situé sur le territoire de l'ancienne commune de Goumoens-le-Jux dans le canton de Vaud en Suisse.


Situation
 [Le site se constitue d'un éperon, protégé naturellement à l'Ouest, au Nord et Sud par un méandre du Talent et barré artificiellement à l'Est par deux fortifications qui se rejoignent pour former un angle, si bien qu'elles ne représente que environ 35 % de la protection totale1. La surface ainsi protégée est d'environ 7'300 m².
Description

Les fortifications sont constituées d'un fossé dont la terre excavée a été utilisée pour construire une levée de terre à l'arrière de celui-ci. Comme pour beaucoup d'autres sites fortifiés de ce genre, une palissade en bois devait probablement se trouver au sommet de la levée terre. La longueur totale de la structure de terre est d'environ 130 mètres. La différence de hauteur entre le fond du fossé et le haut de la fortification atteint à certains endroits 7 mètres.

Histoire

Comme d'autres sites fortifiés de la région, comme l'Épron barré de Châtel d'Arruffens à Montricher, Châtillon et la Tine de Confines à la La Sarraz2, ce type de structure fortifiée a probablement dû servir entre autres de refuge pour les populations civiles lors de périodes troublées. Jusqu'à présent, aucune fouille archéologique n'a été entreprise.



Aux différents sites cités ci-dessus, j’ajouterais encore l’ancien Château Ravenel au-dessus de Suchy.

Un site qui présente aussi quelques similitudes topographiques avec Goumoens-le Jux.




Goumoens-le-Jus sur le site Dillum.ch

Et le site Dillum nous donne aussi quelques renseignements bien documentés

Ce site est en allemand et Google a tenté une traduction !



Remarque préliminaire

Les deux objets abordés ici posent déjà des questions en termes de nom et de nombre : D'une part il y a les grands terrassements ou oppidum de Layaz.

Il y a aussi le site du château de Goumoëns-le-Jux.

Cependant, les deux sites ne sont distants que d'environ 120 mètres. On peut donc supposer que ceux-ci sont simultanés et formaient un système unique.



Plan général des travaux de terrassement de Layaz

 et du château de Goumoëns-le-Jux



La couronne du mur de section dans la partie sud, selon l'angle

Photo: auteur, 5.6.2015






La description

Le terrassement de Layaz est situé dans une boucle saisissante, aujourd'hui boisée, au-dessus du côté droit de la rivière Talent près de Goumoëns-le-Jux, qui fait aujourd'hui partie de la commune de Goumoëns VD.

Un mur de section, incliné vers l'est, avec deux pieds d'environ la même longueur est visible. Devant le mur se trouvait un fossé en section, qui est toujours bien conservé au nord et au sud.

Le mur mesure environ 130 mètres de long.

Les pieds droits du mur ont une orientation de 340 ° NO au nord et 25 ° NE au sud.

Le mur est toujours de deux à trois mètres de haut par endroits. - Peut-être qu'il portait une fois un mur dit gaulois, c'est-à-dire un mur sec en terre-bois-pierre.

Le mur de section de Layaz protégeait un plateau plat aux dimensions d'environ 140 x 110 mètres.

Au sud contre le Talent se trouve un plateau inférieur.

Le château de Goumoëns-le-Jux (coordonnées : 534'780 / 168'560) dans le hameau du même nom repose sur un éperon étroit se projetant vers le sud-ouest dans une boucle de la route entre Goumoëns-la-Ville et Le Coudray.

L'éperon était protégé au nord-est par un fossé qui encerclait un plateau allongé et étroit. - Cependant, l'aspect d'origine du château a été détruit par la percée de la rue.

On dit que le château avait autrefois une tour en brique.

Layaz est séparé du site du château détruit par un fossé profond, dans lequel un ruisseau coule encore aujourd'hui.

Il y avait certainement un lien entre le château et le quartier de Layaz sécurisé par un mur de section. - Vous devez voir les deux systèmes ensemble.





Fortification préhistorique de Layaz : Le mur













Terrassements de Layaz en modèle numérique de surface (DOM)

Le mur de section incliné vers l'est est très clairement visible sur cette photo.



Quelques photos actuelles :


Bien caché à l’orée du bois vers Layaz


Entrée du site fortifié


Sur le mur protégeant le site



Voici le petit plateau au-dessus du Talent, bien protégé par ses grands murs de terre





Petit rappel :

Ces deux sites sont protégés et répertoriés dans la carte archéologique cantonale


samedi 28 mars 2020

Chutes et cascades de la région


Chutes et cascades de la région


Bien sûr, les modestes cascades de notre région ne rivaliseront jamais avec les superbes chutes d’Islande ou celles du Niagara, et pourtant elles sauront vous surprendre au gré d’une promenade.

Mais il faut choisir le bon moment. Certaines, comme celle du grand Fontanney, sont assez exceptionnelles et d’autres sont complétement à sec durant l’été.


La Tine de Conflens

Où la Venoge rencontre le Veyron, qui lui perd son nom !

L’an dernier, l’accès à ce lieu très connu a été grandement amélioré et sécurisé, merci à la commune de la Sarraz et à tous ceux qui ont mis la main à la pâte.




La Tine de Conflens










Une carte postale envoyée en 1903






La cascade du Dard.

Continuons par un lieu tout autant connu, la cascade du Dard du Nozon, juste en dessous de Croy.





Cascade du Dard vers Croy au printemps




Et en hiver


Selon Bossard et Chavan, le terme dard signifie cascade. Il est donc normal de trouver d’autres Cascades du Dard, comme par exemple celle située au-dessus des Diablerets





Cascade du Dard des Diablerets


Entre Nidau et Romainmôtier
Si la cascade du Dard est la plus connue il ne faudrait pas oublier un autre secteur du Nozon à découvrir celui situé entre Nidau et Romainmôtier.
Des cascades plus modestes, mais très variées cachées entre de longues plaques de calcaire.










Quelques cascades entre Nidau et Romainmôtier

La cascade du Golet du Chien

L’eau récoltée dans le petit vallon partant du Fochau vers la gare de Croy et passant en dessous de Bretonnières fait un long trajet sous terre dans un tuyau.

Mais après avoir revu le jour, elle forme une jolie petite cascade avant de rejoindre un peu plus bas le cours de l’Orbe.

Golet signifie un couloir ou un passage étroit, ce qui correspond bien à la topographie du lieu.








Cascade du Golet  du Chien


Si le projet de détourner le cours du Nozon avait été admis en 1767, cette cacade aurait maintenant un débit bien plus important.

En revanche celle du Dard serait à sec !

Pour plus de détail sur cet épisode voir :

https://arnexhistoire.blogspot.com/2011/11/le-detournement-des-eaux-du-nozon-riere.html



En dessous de la carrière jaune de Ferreyres

Souvent à sec, parfois juste avec un filet d’eau cette cascade donne naissance au petit ruisseau qui se faufile dans la Vallée d’Engens sous la carrière Jaune jusqu’à la Cressonnière où il rejoint le Nozon.






Cascade au début de la Vallée d’Engens



Les cascades du bois de la Côte de Lin

Le petit ruisseau qui récupère l’eau de l’étang d’Arnex et les drainages de la Combe derrière Bioute forme de nombreuses petites cascades en traversant la forêt de la Côte de Lin.

Et va devenir le ruisseau des Vaux pour se jeter dans le Nozon après avoir été mis sous terre à travers les champs du Breuil.

Mais lui aussi est parfois à sec en été.





Cascade dans la forêt de la Côte de Lin à grand débit !





Et parfois aussi complétement à sec en été !





En version hivernale



La cascade de Fontanney ou Fontanay

Cette cascade près de Vugelles la Mothe  n’est pas très facile à observer car elle fonctionne uniquement après une période de grandes pluies.

Selon un ancien habitant, c’est une moyenne de 70 jours par an, mais dans une fourchette de 30 à 100 jours selon les ans.





Cascade de Fontanney à Vugelles la Mothe


Pour plus de détails, un clic vous dira tout sur cette cascade :

https://arnexhistoire.blogspot.com/2014/02/le-fontaney-ou-les-fontannets-de.html



Le saut du Day

L’Orbe ne fait pas de grandes cascades, mais il tout de même citer le saut du Day.





Le saut du Day


Le saut du Day, un jour de grand débit le 7 janvier 2018


Rappelons que cette petite chute a été utilisée pour y construire deux usines électriques. En fait plusieurs au cours des ans. Elles ont été supprimées après la construction du barrage.






Les usines électriques du Saut du Day

http://arnexhistoire.blogspot.com/2013/02/gorges-de-lorbe-et-ses-usines.html


Les cascades des Gorges de Covatanne

L’Arnon, qui descend depuis Sainte-Croix jusqu'à Vuiteboeuf à travers les gorges de Covatanne ne forme pas de grandes chutes, mais de multiples cascades très variées.

En voici quelques-unes :





















Notons aussi la petite cascade qui sort de la grotte du Vertige sur la rive gauche.

La prise d’eau de la future usine électrique de Vuiteboeuf devrait se trouver en cet endroit.





Et nous voilà au dessus