PRESIDENTS DE LA FONDATION ECOLE DE MEMISE


Blanche Neige et le chalet de la Dent de Vaulion
Chalet de la Dent de Vaulion rénové en 2022
Une peinture de Blanche Neige
En 2022 la commune de Vaulion a complétement rénové le chalet de la Dent de
Vaulion.
Des travaux importants devisés à près de Fr. 900'000.-
Selon d’anciennes cartes postales, on constate que ce chalet a souvent
été modifié au cours des ans.
http://arnexhistoire.blogspot.ch/2015/08/les-chalets-de-la-dent-de-vaulion.html
Ancien chalet de la Dent de Vaulion, carte postée en 1907
Fort heureusement, ces derniers travaux de rénovation ont maintenu les
quelques dessins de Blanche Neige figurant sur les murs d’une salle du 1er
étage.
Il serait utile de dire deux mots de l’auteur de ces peintures.
Ces dessins sont l’œuvre de Robert Lavenex (1908-1993).
Il était agriculteur, viticulteur et même apiculteur à Arnex sur Orbe.
En 1942, il avait épousé Blanche Goy (1916-2004), une demoiselle de
Vaulion.
Ils ont eu deux filles et deux garçons.
Durant sa vie, souvent en hiver, il a réalisé de nombreux paysages de la
région pour de quelques clients du village.
Abri pour
le bétail du Fonds des Vaux
Robert Lavenex
Blanche Lavenex-Goy (Photos Pellegri)
Selon sa fille, c’est durant la mobilisation de 1939-45 que Robert Lavenex a
fait ces premières esquisses dans le chalet de la Dent de Vaulion, mais au
cirage !
Il est revenu plus tard donner une autre allure à ces œuvres de guerre.
Comme l’indique le dessin du prince et Blanche Neige qui est un peu caché
depuis des dernières transformations de 2022, ce devait être en 1969.
En fait il est encore bien là, juste caché par un meuble !
Le prince n’a peut-être pas une glorieuse allure, mais ce dessin est
important car comporte la signature du peintre et la date de la
rénovation.
Dessin comportant la signature de Robert Lavenex et la date de 69
La Mob de 1939-45 au chalet de la Dent de Vaulion (Photos et cartes de sa fille )
Le soldat Robert Lavenex en pleine observation à la Dent de Vaulion
Avec quelques cartes de son cru datant de cette époque.
Deux mots à propos du Moulin Bornu de Pompaples
Inutile de revenir sur son histoire, Eugène Mottaz l’a déjà
fort bien rédigée dans son Dictionnaire
historique du canton de Vaud de 1914.
De
1811, jusqu’à nos jours, en reproduisant quelques articles de presse citant ce moulin
A cette date de 1811, le citoyen
Magnenat d’Orny cherche un locataire.
Mise en location de 1811
En mai 1847, Du Pasquier d’Orny
le met en vente. Ce bâtiment comprend en plus moulin de nombreuses installations,
soit une gruère, deux mécaniques battre,
une forge, une scierie une huilerie et deux pierres rebattre le chanvre ou le lin.
Puis en 1887, soit 40 ans plus
tard, on procède à une liquidation aux enchères.
Avant cette date on cite encore
le nom des meuniers : Heinrich et Hugentobler.
Lors de la vente aux enchères de 1887 le géomètre William Nordhof l’achète
pour un tiers.
Ce sera sans doute pour Louis
Chabloz (1840-1926) qui va quitter le moulin de Pompaples et s’installer au
moulin Bornu.
Mais Louis Chabloz n’a pas de chance, le 19 juillet 1902,
il est victime d’un grand incendie qui va détruire tout le moulin.
Mais Louis Chabloz va
reconstruire ce moulin comme le montrent les deux cartes postales suivantes :
Ce moulin utilisera surtout
l’énergie du canal de l’Augine. Ce canal part du Nozon en dessous de Saint Loup
pour un parcours d’une longueur de 1km.
A la sortie du moulin, après les
turbines, dans le petit bassin situé devant le moulin, les eaux devront choisir
leur destination entre la Venoge ou un retour aux eaux du Nozon vers Orny.
Ce bassin que deviendra ainsi le Milieu du monde.
Très tôt ce moulin sera aussi raccordé au réseau de l’usine
électrique de la Venoge, comme le note le rapport de 1902.
Un cas de pollution dû au moulin
:
Plus tard en 1928 et 1929, les
Chabloz érigent de grands silos pouvant recevoir 150 wagons, et construisent
une voie ferrée conduisant au moulin.
Mais durant cette construction,
deux ouvriers chuteront à l’intérieur d’un silo. Mais fort heureusement ils
s’en tirent juste avec quelques fractures.
En 1937 le moulin devient une société
anonyme.
En 1948, Henri Chabloz et ses
deux fils, dont Edmond (1899-1984) reprennent la relève.
Mais pour des raisons que j’ignore, le frère et la sœur
d’Edmond souhaitent se séparer de ce moulin.
En 1953, Edmond doit mettre
fin son activité de meunier au moulin
Bornu et part habiter le château de Gingins.
Château dont il exploitera le
domaine agricole. Au départ avec la collaboration de sa fille qui vient de
terminer ses Études de droit. En mai 1956, il met à l’enquête la construction
d’une porcherie d’élevage.
Dans cette localité de Gingins,
Edmond Chabloz exercera le mandat de syndic une vingtaine d’années, soit de
1961 jusqu’en 1981.
Il aura trois enfants.
Mais il aura la douleur de perdre son
fils aîné, emporté par une avalanche aux Grisons en 1961.
Sa fille Marianne, sera
enseignante au collège de Nyon tout en menant une importante carrière
politique, d’abord comme députée libérale, puis syndic de Gingins 1986 à 1993.
Jacques, l’autre fils d’Edmond, ingénieur en irrigation, fera de nombreux séjours à l’étranger ainsi qu’au sein de la FAO Rome.
Edmond décède en 1984, à l’âge de 85 ans.
Sa femme, née Berger Hélène Marie
décédera, en novembre 2000.
En 1954 la Société du Moulin
Bornu va chercher louer ses bâtiments.
En 1981 le séchoir à céréales de la Sarraz quitte ces lieux pour s’établir près
de la gare de la Sarraz.
Dès 1993, Marc Aurèle Rovero, plein d’ambition, va implanter
tout une série d’entreprises sur le site du moulin Bornu.
Ainsi, au fil des ans, il
installera de multiples activités au moulin Bornu : un commerce de produits
agricoles, une jardinerie et la vente et installation de piscines.
Mais en été 2006, M. Rovero
quitte toutes ses affaires dans la région pour émigrer au Canada.
Situation actuelle en 2023.
L’extérieur des
bâtiments du moulin Bornu a été peu modifié.
Et il reste très vivant. Ainsi, une multitude d’activités ont pris place, dans les locaux dans cet ancien moulin.
A part quelques bureaux, vous y trouverez
un fabricant de burgers, une distillerie, un éleveur de champignons, une
potière et j’en oublie !