lundi 26 janvier 2026

La Maison vaudoise de Vugelles-la-Mothe de 1919 à 1926





Une maison de Vugelles-la Mothe chargée d’histoire
A voir encore, si vous êtes de passage à Vugelles pour chercher les ruines du château ou la cascade du Fonteney !
Ce bâtiment construit en 1870 a abrité un pensionnat de jeunes filles, le pensionnat Steiner





Carte postale du  pensionnat Steiner postée en 1907

En 1919, la maison a été offerte par Mlle Steiner pour y créer la Maison vaudoise.

Petite histoire de la maison vaudoise de la Mothe
Un article Gazette de Lausanne du 31 mai 1918

Quelques mois plus tard, La Gazette de Lausanne du 24 octobre 1918 écrit :
La maison vaudoise
Un comité d’initiative s’est constitué pour créer une maison vaudoise pour jeunes filles retardées et anormales.
Un immeuble a été acquis à la Mothe près Vugelles. Le comité cherche les fonds pour l’achat du mobilier et pour faire diverses transformations et installations intérieurs.
Il a l’intention d’inaugure le 1er février prochain, mais pour cela il lui faut une vingtaine de mille francs. Il adresse donc un chaleureux appel à tous ceux qui se préoccupent d’une telle institution.
Les dons sont reçus par m. J. Delisle, pasteur à Echandens.
Pour des renseignements et demande d’admission de pensionnaires s’adresser à Mme Curchod-Secretan à Vevey.


Article repris de "Images et Evénements vaudois 1900-1945"

En 1921 le rapport annuel signale que  la Municipalité d’Arnex qui vient d’inaugurer un nouveau collège a cédé son ancien matériel scolaire à l’institution !
Durant les premières années, une quarantaine de jeunes filles occuperont la maison.


Carte postale de la Maison vaudoise La Mothe




En 1926 l’institution qui a besoin de plus de place quitte Vugelles-la Mothe pour s’établir dans la propriété de Mûriers à Grandson Cette nouvelle école est inaugurée le 9 octobre 1926.


Carte postale de la Maison vaudoise des Mûriers à Grandson

Fal du 11.10.1926
GRANDSON. — Une inauguration. —
(Corr. part.). Le nouveau home "les Mûriers » de la Maison vaudoise d'éducation pour jeunes filles retardées a été inauguré samedi en présence d'un très nombreux public. Dans la belle salle d'étude au rez- de-chaussée, toute pimpante dans sa décoration modeste, toute avenante par l'atmosphère chaude et sympathique qui y règne, M. le pasteur Charles Siordet, du comité a présidé le culte d'inauguration en rappelant à tous les devoirs de la charité envers les déshérités de ce monde. Quoique sollicités aujourd'hui de tous côtés, il recommande chaudement, cette œuvre à la bienveillance de tous cl le public, qui se faisait toujours plus nombreux, y aura certainement répondu. Cette cérémonie a été encadrée par des chants de l'assemblée comme, aussi des pensionnaires de la maison. Ces dernières ont fait tout particulièrement plaisir et leurs mélodies simples, avec paroles composées sous la circonstance, ont été au cœur des auditeurs qui l'on manifesté par leurs applaudissements. Dans un court historique, l'orateur rappelle ensuite les débuts modestes de la « Maison vaudoise » en février 1919, installée tout d'abord sur les bords de l'Arnon à la Mothe. Cette institution a vu son activité augmenter à tel point qu'un besoin impérieux de se mettre plus au large se faisait de plus en plus sentir. Installée dans la belle propriété des « Mûriers », l'œuvre groupe maintenant 45 jeunes filles, sous la direction entendue, ferme, mais pleine, de cœur, de Mlle Kernen entourée de collaboratrices qui se donnent entièrement à leur tâche point toujours facile. Eparpillé parmi les comptoirs garnis uniquement des produits de la maison le public a pu aisément se rendre compte qu'à côté de l'éducation intellectuelle et morale il s'y donnait aussi une instruction manuelle et ménagère très bien comprise. Des vieux métiers à tisser sortent des toiles de qualité, le surplus des vastes jardins cl des cultures se transforme en d'appétissantes conserves, des mains habiles confectionnent des objets utiles et des ouvrages de toutes sortes. La vente s'est continuée dimanche et nous espérons qu'elle, aura eu un plein succès.

Puis vers 1969, un nouveau déménagement conduira l’institution vers les bords du Léman. 
Une importante subvention de l’AI permet l’achat du château de Mémise à Lutry où l’institution travaille encore maintenant.


Copie d’écran du site de l’école de Mémise
PRESIDENTES ET PRESIDENTS DE L'ASSOCIATION
"Maison vaudoise d'éducation", La Mothe, Les Mûriers, Mémise
1980 - 1987  M. CURCHOD, Vevey
1971 - 1980  Mme CUENDET, Chardonne
1964 - 1971  M. RAPIN, Grandson
1960 - 1964  Mme FAVRE-GENIER, Peseux
1959 - 1960  Mme KLEIN, Grandson
1956 - 1959  Mme DUPLAIN, Grandson
1955 - 1956  Mme DU PASQUIER, Lausanne
1947 - 1955  Mme PORCHET, Lausanne
1935 - 1947  Mme DE BLONEY, Grandson
1928 - 1935  Mme BERGUER, Lausanne
1925 - 1928  Mme CHATELANAT, Veytaux
1919 - 1925  Mme Curchod, Vevey

PRESIDENTS DE LA FONDATION ECOLE DE MEMISE
2014 M. Mottu, Lutry
2011 (juillet) M. Guy-Philippe BOLAY, Lutry, Président ad intérim  
2004  - 2011 (juin)  M. ANDREANI, Ollon
1993 - 2004  M. AIASSA, Lausanne
1987 - 1993  M. CLAUDET, Lutry

DIRECTRICES ET DIRECTEURS DE L'ECOLE
Dès le 1er octobre 2013 : M. Michel WOZINSKI
2013 - 2013  M. CLERC (ad intérim, Mémise)
2004 - 2013  M. TACK (Mémise)
1984 - 2004  M. MEAN (Mémise)
1965 - 1984  M. EHINGER (Mûriers et Mémise)
1963 - 1965  M. AUBERSON (Mûriers)
1954 - 1963  Mlle ESTOPPEY (Mûriers)
1925 - 1954  Mlle KERNEN (Mûriers)
1924 - 1925  Mlle WENGER (La Mothe)
1919 - 1924  Mme DOLEYRES (La Mothe)


Mais revenons à La Mothe pour suivre l’histoire de cette maison après 1926.


Photo Schmidt No 45 (4/7/97) La Mothe

Michel Bonnefoy, Vugelles-La Mothe reconnait cette photo avec ce commentaire :
(«...il s'agit du pensionnat la Vaudoise dont la première mention sur les archives communales date de 1870 (...)
En 1925-1926 M. R. Lassueur, qui était le grand- père de M. Yves Lassueur, journaliste, acquiert la propriété.
Dans les années 1970-1975, des promoteurs (la vendent) à Jean-Michel Cravanzola (...) l'appellation change pour devenir La Source.

Dans un des épisodes de la saga de Jean-Michel Cravanzola,  la Feuille d’avis de Lausanne du 9.12.1977 note ceci :
  Si les 120 000 circulaires portent leurs fruits — mais cela est douteux maintenant — Jean-Michel rachètera probablement la totalité des actions (on parle d'un million 600 000 francs) de la société anonyme Le Château de Corcelles, dont l'administrateur est M. Jean-Pierre Chatagny, de Fribourg. Cette société ne se trouverait pas dans une situation financière florissante. C'est pourquoi l'achat par Jean-Michel et son équipe de son capital- actions constituerait une aubaine. Mais il faut agir vite... D'où, bien sûr, la nécessité pour Jean-Michel que les gens versent « 500, 1000 ou 2000 francs (et plus encore si c'est possible) pour que nous puissions faire face à la situation CETTE SEMAINE», comme il l'écrit dans ses fameuses lettres. Pour l'évangélisation de l'Europe ? Non, pour acheter le Château de Corcelles. Et pendant ce temps, à Vugelles - la - Mothe (près d'Yverdon) où Jean-Michel a acheté, une maison en février dernier, la commune attend toujours le paiement des droits de mutation, quelque 5000 francs. « On a patienté, on a écrit, ils nous ont promis de payer, mais rien n'est venu », déclare le syndic de Vugelles. Il y a un mois, la commune a mis Jean-Michel aux poursuites. Après lui avoir infligé une amende de 1000 francs pour avoir procédé à des transformations sans les mettre à l'enquête auparavant. Une pratique coutumière, paraît-il. De son côté, une entreprise de meubles, qui a livré des chaises pour le Château d'Hermenches, attend elle aussi que Jean-Michel lui paie un solde de 6000 francs environ. Et pendant ce temps, bien sûr, « n'oubliez pas, dit la lettre, qu'Esther et moi, nous prions pour votre foyer chaque jour ».
Francine Brunschwig

Quelques années plus tard, c’était le 15 août 2001, la Régie Piguet met le bâtiment en vente pour une somme de fr 1'390'000.-

Mise en vente de l’ancienne maison vaudoise en août 2001

Actuellement des appartements ont remplacé les demoiselles du Pensionnat Steiner, les jeunes filles de la maison vaudoise, la famille Lassueur et les disciples de Jean-Michel Cravanzola.
Là aussi, si les murs de cette maison avaient des oreilles et pouvaient raconter leur histoire, ils en auraient de choses à dire !

Et les Mûriers à Grandson ?
Abandonnés par l’institution en 1969, la maison a déjà été occupée par de nombreux acquéreurs pour devenir atelier d’horlogerie, puis l’Espace de formation Sbarro.
Mais si le nom de Sbarro figure encore sur le bâtiment, le registre foncier révèle le nom d’un nouveau propriétaire.






La maison des Mûriers en mars 2014

mardi 23 décembre 2025

Le petit bois de la parcelle 2435 aux vignes d'Orbe

 

Le petit bois de la parcelle 2435

Au cours des ans, entre Arnex et Orbe, certains vignobles sont été abandonnés et les parcelles de vigne s’effilochent de plus en plus entre le Creux de Villars et la ville d’Orbe, remplacées par d’autres utilisations : forêt, pâturages ou zone villa près d’Orbe.

Mais de ce vignoble disparu, il reste encore quelques vestiges  avec d’anciennes capites perdues au milieu des pâturages ou dans la forêt crée en dessous du Dévin une forêt qui possède aussi quelques vieux murs de vigne parmi les arbres.

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  En 1968 encore quelques vignes            En 1980 le petit bois a pris place

Sur la carte de 1980 on peut constater qu’une petite forêt a remplacé toutes les vignes abandonnées dans ce secteur.

Une image contenant plein air, hiver, rocher, plante

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Quelques anciens murs de vigne subsistent au milieu du petit bois planté sous le Devin.

On y trouve aussi une ancienne capite abandonnée, un peu étonnée de se trouver là !

Une image contenant plein air, arbre, plante, herbe

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Ancienne capite un peu abandonnée dans le bois

Comment les anciennes vignes sont-elles  devenues forêt !

Selon les recherches de Louis Ducraux, le changement de nature de cette parcelle 2435 de 20'771 m2 est intervenu le 7 septembre1976.

Il semble que la commune d’Orbe ait repris les différentes parcelles d’anciennes vignes situées entre les deux chemins dans le cadre du remaniement parcellaire de 1962.

Les travaux de 2023

Mais en  2023, la commune d’Orbe a procédé à l’abattage de nombreux arbres.

Une image contenant plein air, arbre, Exploitation forestière, herbe

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Les arbres abattus en 2023

Ainsi, durant ce chantier, la plupart de ces grands arbres ont été abattus et vendus.

Une image contenant plein air, arbre, herbe, ciel

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Un gros chantier d’abattage

Un abattage, mais dans quel but ?

Sur les panneaux du chantier la Municipalité d’Orbe annonçait que : Les côtés est et sud seront revalorisés en lisière étagée et les interventions conféreront un aspect paysager naturel à la forêt.

Pour créer une lisière étagée.

Une image contenant texte, plein air, herbe, ciel

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Le panneau du chantier de 2023

Mais en fin 2025, tentons d’examiner  ce qu’est devenu ce petit bois après tous ces travaux?


Deux ou trois arbres ont été replantés, mais fort malheureusement une grande partie du terrain est maintenant couverte de ronces.

Le petit chemin pédestre qui traverse le bas du bois et qui a été défoncé lors des travaux d’abattage, s’est également couvert de ronces.

                                                    Les ronces envahissent les lieux


vendredi 25 avril 2025

Le pumptrack d'Arnex sur Orbe

 Un pumptrack à Arnex-sur-Orbe

Ce projet a vu le jour  pour donner suite à la pétition d’un groupe de citoyens, soucieux de diversifier les loisirs de leurs enfants. 

La Municipalité, favorable à cette innovation, va donc proposer au Conseil général d’Arnex la réalisation de cet équipement qui sera situé entre le collège et le tennis.

Mais en fait, un pumptrack c’est quoi ?

Selon Wikipédia un pump track est une piste en boucle constituée de bosses et de virages relevées, qui peut être utilisée avec différents équipements sportifs VTT ou BMX.


                                                            Photo de pump track

Il en existe déjà quelques-uns dans le canton. A Pampigny par exemple.


La décision du Conseil général du 6 octobre 2022


L’ordre du jour du 6 octobre 2022

Présentation du projet par la municipale Claire Desponds

Par 39 oui et 13 refus, la décision est prise de réaliser ce projet !


Mise à l’enquête

Comme tout projet, il a fallu mettre ce projet à l’enquête durant l’été 2023 

 

Mise à l’enquête du 24 juin au 23 juillet 2023

Mais il faudra un peu de patience aux jeunes amateurs de ce sport, car finalement les travaux ne pourront  démarrer qu’en mars 2025 !

En outre, la réalisation  de cette infrastructure demande un certain savoir faire.



Pour cette raison, il a été fait appel à une société compétente en la matière.



Les différentes étapes

Du début des terrassements jusqu’au goudron.



   Préparation des drainages et des buttes

  

Petit à petit, le circuit se précise avec ses creux et ses bosses


Pose du goudron

A fin avril 2025, on procède à la pose du goudron sur tout le parcours. 

Il faudra 60 tonnes de bitume qui seront mis en place avec dizaine de brouettes et qui seront en pleine action durant deux jours.


 

                         A fin avril, le circuit prend forme avec la grande valse des brouettes 

 

                    Après la pose du goudron, il ne reste plus qu’à semer le gazon.



 Et pourtant  les juniors s'impatientent !

En fait, ils ont déjà pris possession  des lieux bien avant l'inauguration!









mercredi 20 novembre 2024

La gare d'Arnex


Gare d'Arnex sur la ligne Lausanne-Vallorbe
Elle a perdu son chef de gare depuis de nombreuses années, mais si son histoire vous intéresse en voici quelques détails.
Quant au hangar qui figure encore sur la photo, il a été construit en 1896 et remplacé en 2010 par des places de parc.




L’arrivée des chemins de fer en Pays de Vaud
La ligne Yverdon-Bussigny, mise en service le 7 mai 1855, est prolongée le 1er juillet par le tronçon Bussigny-Morges. La liaison avec Lausanne est établie un an plus tard, le 5 mai 1856.
Arnex, desservie à partir de 1869, se trouve sur la ligne qui va de Jougne à Eclépens.

On rappellera qu’un certain Henri Baudat est accidenté en 1854 au tunnel du Mormont et touche deux francs à titre de secours pour se faire soigner à l’hospice cantonal !

Tractations financières
Le 17 janvier 1858, nos archives mentionnent pour la première fois le passage de la ligne Eclépens-Jougne sur le territoire de la commune : selon un arrangement à l’amiable, de chemins de fer verse à la commune 350 fr. pour des dégâts à la forêt du grand Chanay. En 1866, c’est une indemnité de 250 fr. qui est accordée pour les mêmes raisons.
Pour faciliter le financement de ses investissements, reçoit une subvention cantonale de 3,8 millions de francs, plus 600'000 fr. de la part des communes. Mais le 15 août 1866, assemblé sous la présidence de Jaques Werren, le Conseil général d’Arnex refuse par 48 voix contre 39 d’accepter cette subvention. Suite à une pétition de 30 citoyens, le Conseil accepte deux mois plus tard de verser deux mille francs sur trois ans.

Le 6 avril lieu une séance d’information du Conseil général pour déterminer le sort des chemins coupés par la ligne ferroviaire. Le Conseil demande un passage à niveau au nord de la gare d’Arnex et accepte d’abolir le passage pour le chemin de Bofflens. est chargée de construire un chemin pour rejoindre la route de Romainmôtier, l’actuelle route de Bofflens. Le Conseil général nomme une commission chargée de surveiller ces travaux.


Il faut également procéder à la vente du terrain nécessaire ; les archives de P.M. Glayre (ACV sous PP 106) nous en donnent quelques détails :
o          La gare d’Arnex est construite sur des terrains appartenant en partie à Suzanne de Lerber, achetés en 1868 par du chemin de fer de Jougne à Eclépens au prix de 5 fr. la perche, plus 7.90 fr. pour deux arbres fruitiers.

o          En 1906, une nouvelle vente est nécessaire au doublement de la voie. Le terrain est payé un peu plus cher : 10 fr. la perche en Bulande et 13 fr. en Sangolin.

En 1899, achète du terrain le long de la tranchée des Saugettes pour y installer des pare-neige.
Le passage à niveau de Sangolin fait l’objet d’un arrangement entre et la commune : cette dernière prend à sa charge le coût de la barrière (y compris l’huile) et l’entretien des nouveaux chemins longeant la voie de chemin de fer. La commune nomme aussi un garde-barrière .

En juillet 1870, le garde-voie est la veuve de Pierre Gilliard ; elle est payée par la commune à raison de 15 fr. par mois.

Salaire de la veuve de Pierre Gilliard, garde-barrière dès 1870

L’arrivée de la première locomotive à vapeur en gare d’Arnex
Ce sont les comptes de 1869, qui nous l’annoncent, grâce aux factures du cafetier de et d’autres particuliers : pour la première fois la locomotive est arrivée à la gare
L’année suivante, l’inauguration de la gare d’Arnex laisse quelques traces dans notre comptabilité, avec des frais qui alternent avec ceux d’une élection au Grand Conseil… 
est inaugurée le 1er juillet 1870. Le prolongement par Jougne vers Pontarlier est mis en fonction cinq ans plus tard, le 1er juillet 1875. Ce tronçon est abandonné suite au percement du tunnel du Mont-d’Or le 15 mai 1915.
Si cet ancien tracé vous intéresse, vous pouvez y jeter un coup d’œil, le long de la route Jougne-Pontarlier : ces dernières années, des passionnés du rail ont remis en fonction quelques kilomètres de l’ancienne ligne.

Les travaux du XXème siècle : double voie en 1906 et électrification en 1923
Pour répondre à l’augmentation du trafic, la voie est doublée en 1906: c’est l’occasion de remplacer les passages à niveau par des ponts ou des tunnels et d’installer un quai de déchargement à postes de garde-barrière sont alors supprimés.

     
Une ancienne maison de garde-barrière devenue inutile dès 1906 à cause du nouveau pont

Cette extension des voies ferrée nécessite de nouveaux achats ou des expropriations de terrain, ainsi que la mise à l’enquête des ponts, des tunnels et du quai. demande un passage sous voie pour la route de Bofflens et pour le pont de la route Arnex-Pompaples, une pente de 3% au lieu des 5% prévus.
En 1923, les locomotives à vapeur prennent congé, car la ligne est électrifiée. La passerelle de Jugny doit alors être surélevée, mais elle est finalement supprimée en 1981, malgré quelques oppositions.

En 1971, le passage sous voie de la gare est creusé ; vers 1978, les chefs de gare s’en vont.
En 2006, la voie de déchargement des marchandises est supprimée. La gare d’Arnex devient ainsi une simple halte, mais une halte fort utilisée par les gens du village et de la région.
En 2010 la halle à marchandises est détruite pour aménager un parking payant.
Voir l'article dans la catégorie bâtiments disparus

Les travaux de 2024-2025

Au printemps 2024 les CFF ont décidé de grandes améliorations pour cette gare.
Il s'agit de :
        Rallonger les deux quais
        Créer deux rampes d'accès pour accéder aux passages sous- voies
        Surélever  le quai 2, (côté Jura), pour être au niveau de l'entrée des voitures des trains.
Tout cela pour un budget de plus de 6 millions!!









Préparation de la zone des travaux, des deux côtés


Début de travaux pour la rampe du quai 1, côté Alpes


On creuse la rampe du quai 1, (fin mai) 



Bétonnage fonds de la rampe 1





 



24 juin 2024 Rampe quai 1


Travaux du quai 2, côté Jura


Après la mise à niveau de ce quai, les travaux se poursuivent avec un nouvel escalier ouvert à la mi-août 2024.



L'ancien escalier construit en 1971 est démoli pour faire place à la future rampe du quai 2.



Le fond de la rampe est bétonné à fin août