jeudi 5 décembre 2013

La grande salle d'Arnex sur Orbe de 1989


La salle polyvalente d'Arnex sur Orbe


Résumé :
Vers 1980, les obligations légales de l’époque obligent la commune à construire un abri de protection civile. Pour rendre la chose un peu plus utile, la Municipalité propose d’ériger une salle polyvalente au-dessus ; mais pour la Conseil général, la décision fut difficile à prendre.
Une première décision positive, du Conseil général en juin 1984 est annulée à la suite d’un recours, une nouvelle proposition plus précise, mais plus coûteuse est refusée par le Conseil, c'est un troisième projet modifié et légèrement moins cher qui sera  finalement accepté le 18 décembre 1986 par un Conseil général comptant 175 membres, le record du siècle !
La salle et l’abri de protection civile sont inaugurés le 1er avril 1989.

Sept à huit lignes pour ce bâtiment, c’est un peu court.
Son coût et surtout les intenses discussions qui ont accompagné sa réalisation méritent un développement un peu plus approfondi.

Et avant ?
Avant cette grande salle, les manifestations des sociétés se passaient dans la salle du sous-sol du collège.
Puis à partir de 1955, et durant quelques années, dans la salle aménagée dans l’ancienne grange de la Croix blanche.
Une salle qui deviendra célèbre après sa transformation en Cash box !

Mais revenons à la salle de 1989
Le projet démarre le 28 juin 1983, par une proposition au Conseil général,concernant les abris de protection civile,  je cite :
Pour dispenser les nouvelles constructions de la construction d’un abri antiatomique la commune s’engage à construire un abri communal.
Or certaines communes ont profité d’une telle construction comme base d’une grande salle.
Sur proposition de Raymond Lavenex une commission est nommée pour étudier ce projet.
Elle sera composée de Raymond Lavenex, Philippe Monnier, Claude Michel, Josette Morel, Daniel Monnier, Daniel Glayre et Jacky Morel.
Durant l’été 1983, la commission se met au travail, visite quelques réalisations de grande salle à Cudrefin et Poliez-Pittet et fait une enquête auprès de la population.
Elle fait le rapport suivant au Conseil général du 15 décembre 1983.
Selon son enquête, une majorité de citoyens souhaite une salle polyvalente où puisse se combiner gymnastique pour les écoles, sport pour les sociétés et manifestations culturelles ou de divertissement.
La commission conclut la première partie de son rapport en chargeant la Municipalité de procéder à un appel d’offre, sans frais pour la commune, pour un projet de salle polyvalente avec un abri de protection civil en sous-sol.
Ce projet ne doit pas entraîner pour la commune une charge annuelle supérieure à fr. 100’00.-
Après discussion et après que le syndic Charly Bovet ait assuré que cette charge serait supportable pour la commune, la proposition de la commission est acceptée par 50  oui, 1 non et 8 abstention.
La commission a également étudié deux variantes pour l’emplacement :
a            En Bulande, vers la cantine
b            En Rueyre, à côté du collège
Après réflexion, elle pense que la construction à côté du collège serait l’endroit le plus judicieux, surtout pour la gymnastique scolaire.
Malgré le souci de certains concernant les places de parc, c’est l’emplacement de Rueyre qui est finalement choisi.

Les divers projets
Comme demandé par le Conseil général la Municipalité se met au travail et demande un projet à 6 bureaux d’architecture, 5 projets sont retournés avec des coûts allant de fr, 2'500’00.- à fr. 3'200’00.-.
Compte tenu de ces coûts, la charge annuelle de l’investissement se monterait à fr. 150'000.-

Lors du Conseil général du 29 juin 1984 le Syndic propose trois façons de faire :
1          1)  Que le Conseil prenne la décision définitive aujourd’hui
2          2) Que des études plus approfondies et plus de renseignements nous amènent à une séance extraordinaire où serait prise la décision
3           3)  Etudier différents projets pour les soumettre à un scrutin communal
Après une intense discussion, le Conseil décide d’entrer en matière directement et par 45 voix contre 32, de prendre une décision immédiate.
Au vote final, au bulletin secret, un crédit de fr. 2'800'000.- est accordé pour la réalisation d’un abri de protection civil et une grande salle.
Ceci par 62 oui, 30 non et 2 abstentions.

Un recours
Mais cette façon de faire, peut-être un peu rapide, sans préavis écrit, ni examen par une commission, fait l’objet d’un recours de la part de quelques citoyens opposés à ce projet.
Un recours accepté par le Conseil d’Etat et qui nous ramène au point de départ !

Un crédit d’étude
Pour repartir sur de meilleures bases, dans sa séance du 13 décembre 1984, le Conseil général, sur proposition de la Municipalité accorde un crédit d’étude de fr. 115'000.- par 57 voix contre 35.
Choix du projet
La Municipalité et la Commission choisissent le projet du bureau Schaffner.

Le refus du 2 juillet 1986
Le point 5 de l’ordre du jour de ce Conseil général du 2 juillet s’intitule :
Construction d’une grande salle avec un abri de protection civil.
Un objet qui va ajouter 49 nouveaux membres au 99 déjà assermentés !
Le président donne la parole au syndic pour présenter le préavis municipal qui affiche un coût total de fr. 4'200'000.- dont il faut déduire fr. 1'024'000.- de subsides attendus.
Compte tenu d’un disponible de la commune se montant à fr. 500'000.-, c’est donc un emprunt de 2'676'000.- qu’il faudra faire.
La LIM pourrait fournir fr.1'200'000.- sans intérêt, remboursable en 20 ans, il reste  fr.1'476'000.- qui devront être trouvés auprès d’une banque.
Tout cela ferait monter les charges de ce bâtiment à fr. 185'940.- par an.
Impossible sans une augmentation du taux de l’impôt de fr.1.- à fr 1.20.-
La commission présente deux rapports.
La majorité accepte le projet, mais propose la vente de 10 ha du terrain communal pour financer l’investissement.
Le rapport de minorité présenté par M. Frédy Bovet propose d’accepter la construction de l’abri, mais de renoncer à la grande salle à cause des charges financières trop lourdes pour le budget communal.
Après une vive discussion, il est possible de passer au vote.
Lors du premier vote le préavis municipal est refusé par 75 non contre 70 oui.
Dans le second vote l’amendement de la commission prévoyant une vente de terrain pour faciliter le financement est lui aussi refusé par 96 non et 46 oui.
Il en est de même pour la proposition de la minorité de ne construire qu’un abri PC.
Elle ne recueille que 24 oui contre 115 non.
Au soir du 2 juillet 1986, les jeux sont faits, à une courte majorité les citoyens de ce village ont refusé la construction d’une grande salle.
À minuit et quart, les uns fêtent leur victoire et les autres rentrent fort dépités dans leur chaumière !

Un nouveau projet
Dépités, mais pas abattus les partisans se remettent à la tâche et en août 1986 déjà, décident de créer une Association des amis de la grande salle.
Il s’agit de récolter des parts sociales sans intérêt pour faciliter le financement de la construction.
La Municipalité reprend aussi le projet refusé et avec l’aide du bureau d’architecture, le modifie pour en abaisser quelque peu le coût.
Et lors du Conseil général du 18 décembre 1986, un nouveau préavis est proposé par la Municipalité.
L’objet passionne toujours autant et aux 138 membres assermentés viennent s’ajouter 37 nouveaux membres. Ce sera le record du siècle !!!
Au cours de la discussion, le syndic présente les diminutions apportées au projet initial pour en diminuer le coût.
Ch. Monnier Pointet annonce que les amis de la Grande salle vont prêter fr. 196'250.- sans intérêt grâce aux parts sociales émises dans le village.
Quant à Frédy Bovet, il estime que certains amaigrissements prévus ne sont pas possible, mais que l’on veut faire accepter ce projet par tous les moyens.
Mais le vent a tourné, il ne sera pas entendu et le conseil général accepte le nouveau projet et son nouveau financement par 109 oui contre 63 non et 3 blancs.




Début des travaux en été 1987
Ce sera le début d’un gros chantier avec la mise à l’enquête, la mise en soumission, puis la surveillance des travaux.
Bernard Matthey du bureau Schaffner & Cie assisté de Jean-Luc Magnenat pour la direction des travaux sauront piloter l’affaire et conduire les travaux d’une trentaine d’entreprise.
Durant les travaux une palissade a été construite entre le préau et le chantier.

Palissades qui furent décorées par les classes d'Arnex en illustrant les saisons avec beaucoup de talent .












Et le 1er avril 1989, toute la population a enfin pu inaugurer la grande salle.



 Deux articles décrivant l’inauguration de la Grande salle le 1er avril 1989

Il faut tout de même préciser que le titre de la Feuille d’Avis est un peu optimiste, certains opposants mettront encore quelques années avant de mettre les pieds dans la grande salle…

Coût final
Devisé à fr 3'800'000.-, le coût final de la grande salle atteint fr. 4'270'000.-
Mais il faut préciser qu’au devis initial sont venus s’ajouter le terrassement du court de tennis, l’aménagement du parking et la mise en séparatif d’une conduite d’égout passant à côté de la salle.
Mais on pu compter sur un autofinancement un peu plus important et l’aide des Amis de la grande salle pour fr.30'500.-, de la société de couture avec fr. 1'117.- et des sociétés locales avec fr. 5'000.-
Ainsi, finalement, la somme qui devra être empruntée correspond à ce qui était prévu dans le préavis municipal accepté le 18 décembre 1986.




Descriptif des locaux

Rez-de-chaussée
1)    Salle de gymnastique                          de 15 x 26 m, hauteur de 7 m.
2)    Scène et local à engin                         100 m2
3)    Foyer avec bar et vestiaires                 78 m2
4)    Cuisine                                               56 m2
5)    Petite salle de réunion                         23 m2
6)    Local engins extérieur                        14 m2
7)    Galerie pour spectateurs                     70 m2
8)    WC handicapé, local de maquillage    14 m2
9)    Local de ventilation                            14 m2

Sous-sol
10)                   Locaux de protection civile pour 480 places
11)                   Cuisine/ réserve d’eau, groupes sanitaires
12)                   Poste de commandement P.C.   56 m2
13)                   Local engins P.C.                      54 m2
14)                   Chaufferie, citerne
15)                   3 abris utilisés pour vestiaires et douches
16)                   Chef abri et maître de sport

Volume SIA construit : 9'000 m3




Utilisation actuelle
Au niveau sportif, elle est très précieuse pour l’enseignement de la gymnastique aux quatre classes d’Arnex et pour la gym des aînés.
Egalement pour diverses sociétés sportives (Volley, badminton) qui s’entraînent en soirée.

Quant aux autres activités culturelles, signalons les soirées du Chœur d’homme et du Chœur mixte.



La nuit de Bioute par la Société de Jeunesse


Le Chœur d'hommes


Soirée du Chœur mixte

Elle est également utilisée pour la soirée du Nouvel An, pour le Loto du début décembre et quelques samedis pour des mariages.

Possibilités de location


lundi 25 novembre 2013

Raccordement du village au réseau du gaz

Raccordement au réseau du gaz, en 1992

Au début des années nonante, tout le village est en chantier pour la réalisation de l’épuration des eaux usées.
Voir l’article consacré à ce sujet
Mais avant cela, lors du Conseil général du 27 juin 1991 qui adopte le Règlement d’épuration et le plan de financement, M. Christ demande s’il est envisagé, en même temps que l’épuration, d’amener des conduites de gaz.
Ch.-Louis Morel, municipal à l’époque, répond que cela est possible et qu’il faudra étudier ces modalités avec Orbe.
Un contact est pris avec URBAGAZ SA qui se montre intéressé et Arnexinfo de novembre 1991 annonce une prochaine séance d’information sur le sujet
Une enquête est réalisée auprès des ménages pour mesurer l’intérêt des propriétaires à un raccordement au gaz naturel. Cette enquête révèle que dans un délai de 5 ans, 20 ménages sont intéressés à cette nouvelle forme d’énergie. La Municipalité propose donc au Conseil général de raccorder le village au réseau de gaz d’Orbe, proposition acceptée le 2 avril 1992 par 62 oui, 6 non et deux bulletins blancs.
Une convention est signée avec URBAGAZ SA, qui prend en charge une conduite (5 bars de pression et 90 mm de diamètre) depuis Orbe jusqu’au poste de détente installé vers la gare. Le réseau communal est mis en place dans le village et les consommateurs sont raccordés durant les travaux d’épuration.

Par la suite, passablement de nouveaux consommateurs souhaiteront se raccorder, ce qui nécessite l’extension du réseau communal initial.


Cheminée pour un chauffage à gaz



A fin 2013, 76 maisons sont raccordées au réseau du gaz


La commune récupère une partie de son investissement de départ par la ristourne versée chaque année par Urbagaz.
Ainsi l’investissement pour lesconduites locales est amorti en 2005 et actuellement la ristourne varie de fr. 13'000 à 25'000.- selon les années.



mardi 19 novembre 2013

L'épuration des eaux usées du village d'Arnex

Pendant des siècles, l’évacuation des eaux usées du village ne soulève aucun problème : les machines à laver n’existent pas et les toilettes sont au fond du jardin. On pose tout de même quelques coulisses ou conduites pour collecter l’eau de pluie et les égouts, afin de les acheminer aux ruisseaux du Moulin ou de la Cherreyre. L’eau du ruisseau de la Cherreyre, utilisée pour irriguer et fertiliser les prairies situées côté bise du chemin, est misée chaque dimanche pour la semaine.
Certains n’hésitent d’ailleurs pas à détourner l’eau à leur profit, comme le relate le procès-verbal de la séance de la Municipalité du 11 février 1840 :
Rapport contre Pierre Monnier.
La Municipalité assemblée sous la Présidence de Monsieur David Monnier Syndic. D’après le rapport du 4 février qui a été fait contre vous le sieur Pierre Monnier du dit lieu, le sieur Monnier a paru en Municipalité et il a déclaré qui n’avait pas détourné l’eau qui allait au pré du Sieur David Monnier syndic mais qu’elle allait au pré de David Gillard tout proche de celui du syndic. D’après cette raison, la Municipalité l’a condamné à payé l’amende de quatre francs, vu que l’eau de l’égout appartenait au syndic vu qui l’avait misée, et que le sieur Pierre Monnier n’avait point droit de la conduire à son pré du Cloux, vu qui ne l’avait point misée.

Mais, vers la seconde moitié du XXème siècle, l’allure et le contenu des ruisseaux collectant les égouts du village commencent à poser problème : en 1959, les procès-verbaux de la commune utilisent déjà le terme de contre pollution et évoquent les mesures qu’il faudra prendre.

Le projet Gonthier de 1973
Un premier projet d’épuration, étudié par le bureau Gonthier est prévu en 1973.
Mais il finira dans les tiroirs, le coût annoncé de 2,8 millions ayant effrayé les autorités de l’époque. De plus, la débâcle de la société Epurex a rendu les gens prudents devant ces investissements importants.
Beaucoup de frais d’étude pour rien, auxquels s’ajoutera une facture relative à des sondages géologiques sur un terrain qui ne verra jamais la STEP.

Réalisation des travaux et financement du projet
En 1977, profitant des travaux de remaniement du vignoble, la conduite Tollion-Le Breuil est mise en place pour un coût de 84’000 francs. Ces travaux sont effectués par l’entreprise Bollini.
En 1980, de timides contacts sont pris avec Orny pour ériger une STEP commune, mais ce projet de collaboration est abandonné en 1987 : la pente est trop faible et les canalisations à construire trop nombreuses.
En 1987, l’aspect nauséabond des ruisseaux du Moulin et du Breuil, ajouté à la pression des services de l’État relancent le dossier. Un plan d’affectation et un règlement de construction sont établis, une démarche qui dure de 1987 à mai 1992.
De 1990 à 1991, le bureau Rochat-Lugeon étudie le PALT (Plan à long terme des canalisations publiques) ainsi que le financement des opérations (partage des frais entre les propriétaires et les pouvoirs publics). En juin 1991, le Conseil général donne son accord à ce vaste projet et les travaux pourront commencer.
Mais il faut noter que le Conseil modifie la répartition des frais entre commune et propriétaires en allégeant la charge de ces derniers.
La Municipalité proposait un coût de fr. 4'000.- par unité de logement, le Conseil l’abaisse à fr. 3’000.-
Quant aux raccordements privés, la Municipalité souhaitait une participation des propriétaires de 30 %, le Conseil la supprime demandant à la commune de prendre en charge la totalité de raccordements privés..
Toutes ces modifications acceptées par le Conseil général procurent une économie de 414’000 fr aux propriétaires et la même somme en charge supplémentaire pour la commune qui devra donc faire un emprunt plus important que prévu.
La participation des propriétaires s’étalera sur 3 ans pour faciliter la chose.
En juin 1992  fr.3.- par m2 construit
En mars 1993 fr. 1’500.- par unité logement
En mars 1994 fr. 1’500.- par unité logement

Les travaux d’épuration de 1991 à 1994
Trois ans sont nécessaires pour mettre tout le village en séparatif et construire la STEP à la Gotte, (prévue initialement en Duret).
4’900 mètres de collecteurs posés, 740 mètres de conduites d’eau potable réparées, 3’000 mètres de tuyaux pour le gaz installés, tout cela pour un prix de 4’920’000 fr. (moins 1’160’000 fr. de subventions), à la charge de la Commune et des propriétaires.
Michel Gozel se souvient encore de ses 132 séances de chantier.


Fouilles et collecteurs




Pas toujours facile faire passer un nouveau tuyau à travers toutes ces anciennes conduites



On profite des fouilles pour remplacer quelques anciennes conduites d’eau potable


Mais également pour installer des conduites de gaz dans le village

Voir l’article consacré à l’installation du gaz dans ce blog

La station d’épuration est inaugurée le 24 avril 1995.


La station d’épuration de la Gotte


La Feuille d’avis du 25.04.1995  relate l'événement
Arnex-sur-Orbe : Station d'épuration inaugurée officiellement
  

C’est notamment en présence du syndic Jacques Gauthey, du municipal des Eaux et des Forêts, Michel Gozel, et du préfet du district d'Orbe, Jacques Resplendino, que la nouvelle station d'épuration d'Arnex-sur- Orbe a été inaugurée le week-end dernier. Une cérémonie officielle qu'avaient précédée de nombreuses années d'études et de travaux.
C'est en effet dès 1974 que les autorités locales se sont penchées sur l'épuration des eaux usées du village. Un premier projet abandonné, puis relancé en 1987 avec l'étroite collaboration de la commune d'Orny avant que les deux villages ne décident, vu la longueur des canalisations à poser, de construire chacun leur station d'épuration.
Pour Arnex-sur-Orbe, ces travaux ont duré de 1991 à 1994 et qui ont consisté à réaliser 4900 mètres de collecteurs, 740 mètres de canalisations d'eau potable et 3000 mètres de conduites de gaz. A noter encore que parmi les nombreux invités se tenait Pierre Chausson, chef du Service des eaux du canton de Vaud. — (S)

Au début, les boues d’épuration ont été utilisées comme fertilisant pour les terres agricoles, mais cet emploi est maintenant prohibé et il a fallu trouver un autre moyen de les éliminer.
Elles sont donc conduites à Orbe pour y être déshydratées, ce qui a augmenté les coûts et la taxe d’épuration.
Alors qu’autrefois, comme noté au début, c’était une denrée de valeur que les agriculteurs se disputaient !

Quant au Ruisseau du Moulin-Vieux, c’est surtout la disparition des porcheries qui lui a redonné ses eaux claires d’antan.

mardi 1 octobre 2013

Rénovation du réseau d'eau en 2013 et en 2016

Une nouvelle canalisation depuis le réservoir

Durant l’automne 2013, la Commune d’Arnex a décidé de poser une nouvelle conduite d’eau entre le réservoir du Crêt de la Pérause et le réseau du village.


Raccordement de la nouvelle conduite au réseau existant

Ce qui n’est pas un luxe, l’ancienne conduite en fonte datant de 1907 et les vannes de sortie du réservoir ne semblant plus très efficaces. Mais finalement elles ne seront pas changées.


Plan des anciennes conduites de 1907 reliant l’ancien local de pompage au réservoir
Comme nous montre ce plan, il y avait deux conduites en fonte.



Les deux anciennes conduites de 1907
La conduite de refoulement (montante) amenant l’eau au réservoir d’un diamètre de 80 mm. Et la conduite approvisionnant le village (descendante) d’un diamètre de 150 mm.

Il faut rappeler que depuis 1949, le pompage situé vers la cantine ne fonctionne plus. Il a été remplacé par celui situé dans le bois de Bioute et qui est relié au réservoir par une conduite en Eternit.


Captage de Bioute de 1949


Branchement de la conduite venant de Bioute, en Eternit , juste devant l’entrée du réservoir

La conduite de refoulement partant de la cantine est donc devenue inutile.
Mais il faut rappeler que capter l’eau de la nappe phréatique du bois de Bioute ne se fit pas sans mal.
Le premier puits creusé en 1949 est rapidement colmaté par des arrivées de limon et se révèle insuffisant, il en sera de même avec le second puits creusé en 1958 à 25 mètres de profondeur,  mais qui ne donnera jamais  assez d’eau.
Fort heureusement, en 1964, on creuse un troisième puits, mais horizontal situé à 7 mètres de profondeur.
.

Schéma du puits de Bioute de 1964

Cette fois, l’endroit choisi et la technique étaient adéquats car depuis 50 ans, ce captage fournit au village d’Arnex de l’eau en suffisance, soit entre 50 et 60'000 m3 par an
Bien sûr le niveau du puits varie : élevé au printemps et bien plus bas en automne, particulièrement lors des années sèches.


Pose de la nouvelle conduite de 2013



Elle mesure environ 360 m et comme son tracé croise la ligne de chemin de fer, il a fallu utiliser un pousse-tubes.


Pousse-tube sous la voie ferrée


Creuse de la fouille devant le réservoir



La nouvelle canalisation s'approche du réservoir



Sur cette image, on voit bien comment le tuyau en Eternit venant de Bioute en 1948 a été raccordé au réservoir


11 nov 2013 :Raccordement provisoire sur l'ancienne conduite, au pied du réservoir


Préparation du raccord à la vanne du réservoir



Sur la gauche, la nouvelle conduite attend d'être raccordée

La dernière soudure

Vendredi 12 novembre 2013 à 15 h. , la conduite est enfin reliée au réservoir par une dernière soudure






Dernière soudure terminée, par l'entreprise Mamie

Et maintenant il reste encore à couper l'ancienne conduite à la base, vers la route, et à supprimer l'alimentation provisoire du réseau par le tuyau de pompier.


La vieille conduite en fonte entre la route et le réservoir est fracassée et vidée


Raccord de la maisonnette "à Bélaz" sur l’extrémité de la conduite.
La nouvelle conduite est introduite dans l'ancienne conduite qui continue ainsi à être utile



Devant le réservoir, la fouille est peu à peu  comblée

Et avant 1907 ?
Avant le réseau d’eau installé en 1907, l’approvisionnent du village était assuré par quelques puits et les fontaines.

Le puits du village


Le puits qui figure sur le plan de 1808

Un puits transformé en 1844 par un grand réservoir sur lequel fut construit un petit bâtiment.


Ancien abattoir construit sur le réservoir

Actuellement un appartement occupe l’étage, mais jusqu’en 1921 il y avait une classe d’école.

L’abattoir ne correspondant plus aux normes en vigueur, a fait place au matériel des pompiers.
Pour être complet il faut ajouter que plusieurs fermes et maisons avaient leur puits particulier, en particulier au quartier de la gare


Les fontaines


Fontaine du bas du village avec un bassin de calcaire de 1831  et un bassin en granit de 1860

Les quatre fontaines étaient approvisionnées par les sources du Pré des Puits grâce  des canalisations en bois, en grès, puis en fonte. Des conduites qui suivent la pente de la combe de Brion jusqu’au village
Depuis 1948-1949, l’eau des sources de l’étang qui n’est plus utilisé pour le réseau, complète l’apport du Pré des Puits et arrive aussi aux fontaines. 


Un nouveau tronçon remis à neuf en avril 2016

En avril 2016, la Municipalité poursuit la rénovation des anciennes conduites d' eau en fonte posées en 1907.




De 1907 à 2016 toute l'eau du bas du village passait par ces anciennes conduites en fonte


Il s'agit du tronçon allant de l'ancienne fromagerie jusqu'au dessus du Moulin.

Nouvelles conduites posées en avril 2016


Et fort heureusement on profite de la fouille pour poser d'autres tubes pour l'électricité, le téléréseau et autres.


La tranchée se remplit de tubes divers


Mais nous ne serons plus là pour savoir si ces nouvelles canalisations pourront durer  aussi longtemps que les premières !