La maison de Marcel Cornu
Ancienne maison de Marcel Cornu en janvier 2011
Avec un bout de mur écroulé et ses volets fermés, cette maison mériterait d’être rénovée, mais cela ne saurait tarder ! Les travaux ont débuté en 2011.
Aspect du chantier au début décembre 2011
Et dès le 28 avril 2012, Dorian, Carole et Arnaud occupent les lieux
Maintenant que la maison est de nouveau habitée, jetons donc un coup d’œil sur le passé de cette bâtisse qui n’est plus très jeune.
En 1808
J’ignore la date de sa construction, mais elle figure déjà au cadastre de 1808 avec le N° 43 (en noir) avec un jardin de 24 toises le N° 44.
Elle fait partie d’un pâté de maisons avec trois ou quatre propriétaires
La propriété descend jusqu’à l’ancien fossé venant du Pontet
Cadastre de 1808
A cette époque, cette maison, c’est-à-dire le N° 43 avec le terrain N° 44, appartient à Baudat Albert fils de Sébastien ou Bastian.
Le 28 mars 1814, Albert Baudat domicilié à Champvent vend cette maison à Henri, fils de Nicolas Tachet domicilié à Gollion pour le prix de deux cents quatre vingt francs.
La maison voisine N°41 et son jardin 42 sont la propriété de la veuve de Pierre Lavenex feu David.
En 1865
Cadastre de 1865
En 1865, le propriétaire est Louis Bonzon (1819-1874), fils de David
Avec le N° 53 Bâtiment avec logement et écurie
N° 54 Place
N° 55 Pré
Au XXème siècle
Les seuls propriétaires identifiés sont :
Marcel et Léa Cornu
Marcel Cornu est né le 25 juillet 1909, il décède à l’Asile du Jura de Ballaigues le 19 septembre 1992.
Sa femme Léa Mercier née en 1905 est décédée en novembre 1953.
Marcel Cornu, photographié par Robert Pellegri
Ils furent les derniers habitants de cette maison au XXème siècle.
Au sujet de Marcel Cornu, rappelons la tragique disparition de son père.
Un accident annoncé par la
Gazette de Lausanne du 12 juillet 1916 :
Gazette de Lausanne du 12 juillet 1916 :
Romainmôtier
M. Aimé Cornu d'Arnex, 34 ans, marié, père de 4 enfants, en bas âge, descendant à bicyclette la route de Croy à Pompaples, a été à un contour brusquement projeté sur le sol. Relevé par un habitant de Croy et transporté à l’infirmerie de Romainmôtier, il a succombé sans avoir repris connaissance.
Ainsi donc, en juillet 1916, Madame Sabine Cornu-Werren (1877-1948) se retrouve veuve avec quatre enfants de 7, 5, 4 et 2 ans, qu’elle va élever seule avec beaucoup de courage.
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