mercredi 9 novembre 2011

Familles bourgeoises d'Arnex, mais n'habitant plus le village

Familles bourgeoises d’Arnex n’habitant plus le village


Bonzon



Les Bonzon apparaissent dans les comptes de 1656. Mais ils ne sont pas cités dans les propriétaires de 1554
Dans la rénovation des cens de Daniel Imhoff en 1688 on cite Isaac Bonzon qui sera gouverneur en 1690
Avec le décès d’Alfred Bonzon, dimanche 25 septembre 1966, disparaît le dernier Bonzon originaire d’Arnex et habitant encore le village.
David Bonzon, tailleur et épicier, habitait déjà Premier depuis quelques années, de même que les Bonzon de la maisonnette de Saugette partis vers d’autres horizons. Leurs descendants sont dispersés dans le vaste monde.
Signalons aussi quelques Bonzon, originaires de Pompaples, ayant vécu à Arnex.
D’autres Bonzon sont aussi originaires de Lavey-Morcles, Vevey, Ormont- Dessous , Leytron et Travers.

Pour plus d'informations sur la généalogie de cette famille


Grobet, famille originaire d’Arnex et Montcherand
Un Janinet Grobet habite Arnex déjà vers 1405. En 1550 Aymé Grobet paie 1803 fl pour la taille, cette somme indique qu’il était un des gros propriétaires du village.
Mais vers 1800, les Grobet quittent Arnex : les mentions de naissances inscrites dans les registres paroissiaux proviennent de l’Ain, de Marseille et même d’Angleterre. Pourtant cette famille existe encore en Suisse romande.
En 1763, un Grobet est cité dans nos archives ; il s’agit de Jean Isaac qui, lors de la publication du mariage de sa fille, se prétend bourgeois d’Arnex : le Juge Monnier (Georges Henri Gamaliel) qui n’en croit rien, demande l’avis de L. Olivier sur les preuves généalogiques de cette assertion.
En 1898, les communes d’Arnex et de Montcherand envoient de l’argent à un autre Grobet, Louis, au Havre pour payer son voyage en Amérique. Il semble être bien arrivé, comme en témoigne le registre des immigrés débarquant à Ellis Island :
Louis Grobet, marié et âgé de 62 ans. Parti du Havre et arrivé le 29 mai 1898 sur le Bourgogne.
Il existe aussi des Grobet originaires de Vallorbe.

Tachet
Venus de Vaulion entre 1570 et 1640, les Tachet disparaissent du village en 1876 au moment du décès de Jean Emmanuel. Une branche de cette famille s’est prolongée jusque vers les années 1970 à la Chaux près de Cossonay.
Samuel Tachet (1704-1763) a été assesseur du Consistoire ; son fils Samuel (1732-1784) en fut gouverneur en 1770, comme Etienne en 1790.
Il reste peu de souvenirs des Tachet, juste une date sur l’ancienne ferme d’Henri Morel, complètement rénovée récemment.
Isaac Tachet (1803-1872) a construit sa maison et sa ferme en 1850, après avoir acheté du terrain communal en Pré Macherex en 1849 pour un prix fixé à deux francs la toise. Malheureusement il perd deux enfants en bas âge et sa dernière fille part à Genève. Au décès d’Isaac la ferme est revendue ; en 1866 elle appartient à Jean François Baudat (1825-1886), puis sera rachetée par Henri Morel.



Isaac Tachet, 1850

Citons aussi deux autres Tachet, originaires de Vaulion, et qui ont été instituteurs à Arnex.

Conod, famille originaire d’Arnex et des Clées

Un Benjamin Conod est noté dans les comptes de 1665
Il existe encore des descendants de cette famille ; certains sont originaires d’Arnex, des Clées et de Carouge dans le canton de Genève.
Autres lieux d’origine : Montcherand, Ballaigues, Bretonnières, Envy

Gillard ou Gilliard
Une famille déjà présente en 1550.
Lors de la taille Aymonet Gilliard paie 239 fl., Estienne Gilliard 167 fl
Eugène Henri, né en 1870 et décédé en avril 1901, est le dernier Gillard enterré au village ; sous « profession » il est noté ouvrier agriculteur. Il avait juste trente et un ans.



Olivier, Olivey ou Oulevay




En 1550, Pierre Olivey paie la taille pour le focage
De 1683 à 1722 cinq Olivier exerceront la charge de gouverneur, mais plus aucun après cette date.

Un Olivier au caractère bien trempé.
Il faut reconnaître que les procès verbaux du Consistoire décrivent le déroulement de certains faits devant être jugés, avec beaucoup de précision et de détails, d’où leur intérêt.
Le Consistoire ou Tribunal des mœurs se composait d’un juge, de quatre à huit assesseurs et d’un secrétaire. Le ou les pasteurs de la paroisse assistaient de droit aux séances avec voix délibératives. Partout où il n’y avait pas de secrétaire établi, ils en occupaient la place. Le juge et les assesseurs consistoriaux étaient nommés par les baillis dans les terres de LL.EE, par les seigneurs de juridiction dans leurs propres possessions féodales. Les uns et les autres devaient les surveiller et les appuyer dans leurs tâches

Il en va ainsi pour l’affaire suivante, qui se déroule au mois de mai 1757 sur les toits d’Arnex. Nous citons :

Pierre Tachet d’Arnex étant monté sur le toit de sa maison joignant celle de Siméon Olivier, environ les trois heurs du soir le 28 mai Veille de la Sainte Communion de Pentecôte année que dessus. Pour refermer des trous ou goutières que le vent avoit fait au toit d’icelle. Survient le dit Olivier qui le voyant sur le toit lui cria à haute voix :
Que fais-tu là. Bougre de voleur descend de là ou que le démon t’emporte si tu ne descends pas.
Le dit Tachet ne lui répondit pas un mot. Le dit Olivier se retira pour un moment. Une heure après, il revient comme un furieux, le dit Tachet étoit toujours sur son toit, continuant son ouvrage, le dit Olivier continua à le réinsulter faisant des imprécations horribles. En disant tu es toujours là, le démon t’enlève, si tu ne descends de la il faut que je te tue.
Le dit Tachet continua a ne lui rien répondre. Le dit Olivier empoigna des pierres et les jeta contre le dit Tachet qui se précautionna les voyant venir d’en éviter les coups du mieux qu’il pût et voyant qu’il ne pouvoit lui donner avec les pierres, il trouva la porte de la dite maison ouverte, ou la femme du dit Tachet et celle à Jean Salomon Gozel, sœur du dit Olivier et une fillette à David Olivier étaient toutes tremblantes de la peur, voyant les jurements et blasphèmes qu’il faisoit et les pierres qu’il jetoit contre le dit complaignant. Que s’il ne descendoit, il tirreroit bas la maison.
La femme du dit Tachet et compagnie se cachèrent dans un coin de la maison en attendant occasion de se sauver dehors. Ce qu’elles firent. Etant dehors la femme du dit Tachet dit a son mari de descendre. Et comme elle s’enfuyoit son mari lui cria d’aller prier Monsieur le Chattelain Thomasset d’avoir la bonté d’y accourir pour imposer les seuretés. Par malheur ne s’y trouva pas. Il ne se trouva que Maître Pierre Vauchez, charpentier qui ayant cherché une grande échelle. Et pendant qu’il la cherchoit le dit Olivier se mit encore à jeter des pierres contre le dit Tachet et trouvant une achette à main appartenant au dit Tachet, il l’empoigna et en frappant le toit en tira en bas avec de la tuile tachant de monter sur le toict. Ce qu’il ne put faire, Dieu ne le lui permettant pas.
Survient dans ce temps, Maître Pierre Vauchez qui entra dans la grange à Jean Michel Gillard qui est voisine, avec une grande échelle par on descendit le dit Tachet et s’échappa de cet insulte.

Convoqué devant le Consistoire, Siméon Olivier ne se contente pas de nier tous les faits, mais il injurie tout le monde. Le voilà donc, quinze jours plus tard, convoqué devant le bailli Charles Gross où il finit par reconnaître ses torts et présenter de plates excuses aux membres du Consistoire.
Sa peine ne sera donc pas trop lourde, mais il devra payer tous les frais.

La dernière…
Âgée de 52 ans, Jeanne Louise, fille de Jean-Samuel Olivier et Suzanne Bovet, décède en 1855 ; elle est la dernière représentante de cette famille originaire d’Arnex et la Sarraz.

Cadoux
Les Cadoux apparaissent dans les comptes de 1673 et dans la rénovation des cens de Daniel Imhoff en 1688 qui cite Suzanne Buchillon, veuve de Gaspard Cadoux avec ses enfants. Ils étaient sept.
Une des dernières descendantes de cette famille, Marianne Cadoux, épouse Abram François Baudat et décède en 1866. Sa sœur Suzanne Marie dite Suzette (1785-1834) a épousé Jaques-Fréderich Monnier (1770-1819). Leur père, Henri Louis Cadoux, est mort en 1796 déjà.
Ce sont les hoirs de Louis Cadoux qui achètent la grange du Dîme à la Nation après le départ des Bernois.

Cretenet ou Christinet
On trouve des représentants de cette famille de 1550 à 1700 environ. Abram Cretenet est gouverneur du village en 1688. Il figure encore dans les comptes de 1702 et dans ces mêmes comptes il est noté que les hoirs d’André ne parviennent pas à s’acquitter de l’intérêt d’une obligation due à la commune. Mais en 1716 ils paient toujours leur dû !
Après cette date, nous perdons leur trace.


Pour info :
J’ai reconstitué la généalogie de la plupart de ces familles  originaires d’Arnex, depuis 1631.
Si cela vous intéresse adressez-vous à :
chlmorel@bluewin.ch


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